La peine est inférieure aux réquisitions du parquet. Le tribunal de Senlis (Oise) a condamné jeudi le rappeur Lacrim à 90 jours-amendes de 50 euros chacun pour non-versement de pension alimentaire à son ex-conjointe, au sujet de leurs deux enfants, sur la période de juin 2023 à février 2025. Il devra également verser 44.500 euros au titre du préjudice matériel à son ancienne compagne et payer ses frais d’avocat.
« Je suis très contente, j’ai gagné une première bataille […] Le combat continue parce qu’il ne paye toujours pas », a déclaré après la décision la mère des deux enfants, âgés de 10 et 14 ans. Son avocate, Me Kaltoum Gachi, a estimé elle que « justice a été rendue. Ce que l’on attendait, c’est le principe de la condamnation ».
Un rappeur « criblé de dettes »
Lors de l’audience en décembre, l’ex-conjointe du rappeur avait indiqué tenter depuis plus d’un an d’obtenir la pension mensuelle fixée à 4.000 euros pour leurs enfants. L’avocat de Lacrim, Me Tom Michel, avait affirmé que son client était « criblé de dettes », évoquant 600.000 euros dus au fisc français, et assuré que la réalité du rappeur était « très loin du fantasme projeté ». Lacrim, de son vrai nom Karim Zenoud, 40 ans, n’était pas présent à l’audience.
En cas de non-paiement des jours-amendes, Lacrim s’expose à une peine de prison correspondant au nombre de jours impayés. Avant ce procès, son casier judiciaire comptait déjà sept condamnations, notamment pour extorsion, séquestration, violation de domicile, abus de confiance, vol en réunion et transport d’armes. Selon les éléments évoqués, il serait aujourd’hui domicilié à Dubaï, où il vit avec sa nouvelle conjointe et leur enfant.