Comme Rachida, équipée de son gilet bleu, ils étaient un millier ce jeudi soir à participer à la 5e Nuit de la solidarité qui vient à la fois « recenser le nombre de sans-abri, faire un point sur leurs besoins et changer le regard sur la grande exclusion pour mieux vivre ensemble », selon l’adjointe PCF aux affaires sociales, Audrey Garino. Réunis en mairie des 2e-3e arrondissements avant de partir arpenter les rues jusqu’à 23 h dans huit arrondissements, les bénévoles ont été chaleureusement remerciés par Benoît Payan pour « le courage, le don de soi et la résilience dont la ville a besoin ». « C’est utile », note simplement Rachida qui refuse de fermer les yeux sur la misère qu’elle aperçoit devant l’entrée d’une bouche de métro ou sur la place où elle fait son marché : « Ça me touche ».
« Il fait froid, il pleut, mais pour nous, il est important de mettre à l’abri ceux qui en ont le plus besoin et dans des conditions les plus décentes possibles », complète le maire en se félicitant des actions mises en œuvre pendant son mandat : douches associatives, bagageries ou encore création de 525 places d’hébergement d’urgence. « C’est important de continuer cet effort car pour nous, la solidarité n’est pas un slogan mais des actes ». C’est au volant d’un camion que Benoît Payan a participé à l’opération qui avait, lors de sa précédente édition, recensé 442 personnes sans abri, un chiffre en augmentation de 30% par rapport à l’année précédente… De quoi alarmer le maire qui tacle les collectivités défaillantes : « L’État a fait des efforts, ce n’est pas le cas du Département. On a un manque criant de prise en charge sociale. »