Comment se sont passées les projections dans l’île ?
C’était très bien, très beau. À Ajaccio, il y a eu une standing ovation, quelque chose de très fort. Ça en dit long sur ce que le film à provoquer chez eux, leur ressenti. À Bastia, c’était l’inverse. C’était comme une chape de plomb, la salle très silencieuse, l’ambiance était lourde mais surtout, elle était chargée d’émotion.
Dans ce documentaire, il y a un certain amusement alors que le sujet évoqué est très lourd, comment expliquez-vous ce paradoxe ?
C’est vrai, malgré tout autour de ces moments partagés, il y a beaucoup de vie, de joie même. Lorsqu’elles sortent la nuit pour coller. C’est la vraie bande de filles.
Tout part d’un collage « Tu n’es pas seule »
Il y a eu plusieurs choses dans le fait de voir ce collage. Tu n’es pas seule, qu’est-ce que ça veut dire… ça veut dire que : tu n’es pas seule à avoir vécu la violence que tu as vécue, c’est arrivé à d’autres femmes. Ça pousse à sortir du silence mais aussi de certaines situations. C’est un moyen de décloisonner les victimes et de leur faire comprendre qu’elles peuvent être soutenues. Ça symbolise la sororité. J’ai été interpellée en tant que femme mais aussi en tant que…