Après les championnats départementaux qu’il a remportés, le coureur du Montpellier Start Running participe aux championnats régionaux dans le Gard dimanche. Il vise les championnats de France en Bretagne au mois de mars.

Pour débuter l’année 2026, c’est un couple de Montpelliérains qui a dominé les championnats héraultais de cross-country à Béziers le 11 janvier. L’événement départemental a sacré Alizé Genoux (Montpellier Athlétic Méditerranée Métropole) sur le cross long féminin et son compagnon Julien Ameduri sur le cross court masculin.

Ce dernier, âgé de 29 ans, qui a décidé de se consacrer aux épreuves courtes en cross-country cette année, a marqué les esprits. Déjà parfaitement prêt, il a devancé les Montpelliérains Vincent Petchot-Gardia, Marcus Pommier ou encore l’Algérien du MA2M Abderrahmane Anou. « J’ai toujours été sur le long en cross. J’ai choisi le court cette fois en quête de nouveauté et de vitesse. Je suis plutôt spécialiste de distances qui vont de 5 kilomètres au semi-marathon. Cela m’a réussi à Béziers, il fallait faire beaucoup de relances, il y avait des montées et des descentes. C’était une histoire de stratégie, plus que de spontanéité. J’ai fait la course contre les autres, j’en ai même oublié de lancer ma montre alors que ça ne m’arrive jamais (rires). »

« Emmagasiner de l’expérience »

Plutôt passionné de ballon rond dans son enfance, le natif de Montpellier a découvert la course à pied pendant ses études à la faculté de sports de sa ville lorsqu’il est entré en filière triathlon-cyclisme. « À la fin de mon cursus, j’ai préparé un Ironman. Je courais beaucoup au stade Philippidès, j’ai découvert le Montpellier Start Running », détaille celui qui travaille dans le sport-santé et s’occupe des activités physiques adaptées (APA) au Montpellier Athlétic Méditerranée Métropole (MA2M).

Dimanche, à Rousson dans le Gard, il sera au départ des quarts de finale du championnat de France pour « emmagasiner de l’expérience, se battre avec la tête de la course. Je vise un top 10 lors demi-finale à Uzès, le 15 février. »

Un résultat de ce type lui ouvrirait les portes du championnat de France à Carhaix en Bretagne au mois de mars, l’événement majeur du cross-country en France. « Avec le monde qu’il y aura au départ, ce sera difficile d’envisager un résultat, il faudra déjà se sortir de la foule et viser un top 80, ce qui sera déjà bien. Cela va se passer sur une terre de cross-country, ce sera magique, un truc de dingue, j’ai hâte de vivre ces émotions. »