La start-up montpelliéraine Vaonis bouscule encore les codes de la photographie astronomique avec Hyperia. Récompensée au CES de Las Vegas, la société dirigée par Cyril Dupuy ambitionne de démocratiser le ciel profond grâce à des technologies de pointe.

La photographie astronomique connaît une révolution technologique sans précédent avec l’émergence d’instruments connectés. Ces nouveaux outils permettent de capturer les beautés du cosmos sans les contraintes techniques historiques liées au réglage complexe des télescopes traditionnels.

La société propose un écosystème de télescopes connectés, pilotables via smartphone, qui automatisent le pointage et le suivi des astres. Ces stations intelligentes traitent les images en temps réel pour offrir une vision nette des nébuleuses et des galaxies lointaines en quelques minutes.

Le fondateur, de la société, Cyril Dupuy souhaite rendre l’astronomie accessible à tous avec des instruments redéfinissant l’expérience. « Nous voulons que l’exploration de l’Univers soit plus simple, plus immersive et plus inspirante que jamais » souligne-t-il.

Une technologie de rupture primée au CES

La start-up vient de remporter son quatrième CES Innovation Award avec Hyperia, qualifié de premier observatoire intelligent au monde. Cet instrument massif marque un tournant pour la société de Montpellier, s’adressant désormais aux institutions comme aux particuliers les plus exigeants.

Ce produit hors norme embarque une optique Canon de 17 lentilles, fruit d’un partenariat industriel majeur. « Hyperia incarne la vision la plus ambitieuse de notre entreprise à ce jour » précise le dirigeant.

Assemblé sur mesure en France, ce smart télescope affiche un tarif débutant à 89 000 €. Ce positionnement haut de gamme cible les observatoires et les astrophotographes expérimentés, avec des premières livraisons programmées par la société à partir de l’année 2027.

Entre luxe et médiation scientifique

Inspiré du titan céleste Hyperion, le nom Hyperia évoque une dimension titanesque nécessaire pour un tel projet. « Nous nous sommes dit que pour un gros produit comme celui-ci, il était judicieux de l’appeler Hyperia » explique le fondateur.

Malgré un prix élevé, la société espère séduire les musées et planétariums mondiaux pour diffuser ses images de la Nébuleuse de la Trompe de l’Éléphant.