En ouvrant leur application TikTok le 22 janvier, les quelque 200 millions d’utilisateurs américains ont vu s’afficher une fenêtre pop-up leur présentant les nouvelles règles de la plateforme. Celle-ci a en effet changé de propriétaire à cette date.
Après de nombreux mois de négociations, la Chine et les États-Unis sont enfin parvenus à conclure un accord. TikTok aux États-Unis appartient désormais majoritairement à un conglomérat d’entreprises formé par Oracle, Silver Lake et le fonds émirati MGX. D’autres investisseurs sont également présents au capital, principalement américains, mais aussi le Français Xavier Niel.
Cette entité baptisée TikTok USDS Joint Venture LLC devient en charge des données des Américains, de l’algorithme de la plateforme aux Etats-Unis (qui sera ré-entraîné à partir des données des utilisateurs locaux), ainsi que de la modération et de la sécurité de celle-ci. Un soulagement pour certains, car le réseau social reste actif aux Etats-Unis après avoir été menacé de disparaître faute d’accord. Par ailleurs, pas besoin de télécharger de nouvelle application, ni de se couper d’un public international, comme le craignaient certains.
En revanche, la proximité entre Larry Ellison, PDG d’Oracle (qui opérait déjà détient désormais 15 % du capital de TikTok) et Donald Trump fait craindre à une partie des utilisateurs que TikTok ne se transforme en outil de propagande d’État ou de surveillance. D’autant que ce changement de propriétaire s’accompagne de nouvelles règles contractuelles, que les utilisateurs doivent accepter pour continuer à utiliser l’application.
La Tribune a comparé les deux versions des conditions d’utilisation et de politiques de confidentialité pré et post 22 janvier. Nous n’y notons pas de changement radical, mais tout de même un glissement vers une utilisation des données plus permissives.