EN BREF – À l’occasion du week-end national de comptage des oiseaux des jardins, la Ville de Grenoble et la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) invitent les Grenoblois à devenir acteurs de la biodiversité. Au programme de ce samedi 24 janvier 2026 : ateliers d’observation des oiseaux urbains, sensibilisation à l’ornithologie et découverte d’un outil collaboratif pour suivre les nichoirs installés en ville.
Ce samedi 24 janvier, le jardin des plantes Joséphine Baker se transformera en laboratoire à ciel ouvert. Dans le cadre du week-end national de comptage des oiseaux des jardins, la Ville de Grenoble, en lien avec la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), invite en effet les habitants à un après-midi de recensement des oiseaux urbains.
Un après-midi pour apprendre à observer et protéger les oiseaux urbains
Trois sessions d’observation (à 13 heures, 14 heures et 15 heures) seront animées par un expert de la LPO. L’objectif ? Apprendre à reconnaître les chants et les espèces présentes en ville, tout en participant à leur recensement. Une initiative ouverte à tous qui s’inscrit dans une démarche plus large de protection de la faune urbaine.
Les participants sont invités à apporter leurs jumelles pour observer les oiseaux urbains dans le parc, sous la houlette de spécialistes. En cas de forte pluie, l’événement sera annulé.
L’hirondelle rustique fait partie des oiseaux les plus touchés par l’artificialisation des milieux et l’urbanisation © Guy Bourderionnet
« Grenoble compte 169 espèces d’oiseaux, dont les plus représentées sont le merle et le moineau », rappelle la Ville. « Les oiseaux, particulièrement la mésange bleue et la mésange charbonnière, jouent par ailleurs un rôle important dans la régulation d’espèces parasites comme la chenille de la pyrale du buis et la chenille processionnaire du pin », souligne la municipalité.
500 nichoirs et un outil citoyen pour renforcer la biodiversité
En 2019, Grenoble a installé plus de 500 nichoirs dans les parcs et les écoles, dans le cadre du projet « Nichoirs, chauve-souris, hirondelles et mésanges », lauréat du Budget participatif. Avec un taux d’occupation de 80 %, ces installations se révèlent essentielles pour compenser la raréfaction des cavités naturelles en milieu urbain, due à l’isolation des bâtiments et à la réduction de la durée de vie des arbres.
Pour impliquer davantage les habitants, la Ville et la LPO ont lancé « Geonature Citizen », une plateforme collaborative permettant de géolocaliser les nichoirs et de signaler leur occupation. Les Grenoblois peuvent ainsi observer les habitats des oiseaux au rythme de la nature.
Au printemps, pendant la période de reproduction, les habitants sont notamment invités à observer les nichoirs pour identifier les différentes espèces de volatiles et à rapporter leurs observations sur la plateforme. En hiver, ils peuvent nettoyer ces habitats et partager des informations utiles (présence de matériaux, d’œufs ou de parasites) .
La Ville de Grenoble compte plus de 500 nichoirs mis en place dans le cadre du projet « Nichoirs, chauve-souris, hirondelles et mésanges ». © Auriane Poillet – Ville de Grenoble
Attention cependant : il est interdit de déranger les oiseaux entre février et septembre, période critique de reproduction. Il faut alors maintenir une distance minimale de 5 mètres lors des observations. Pour ceux qui souhaitent approfondir leurs connaissances, la LPO propose par ailleurs des ressources pour mieux reconnaître les espèces et comprendre leur comportement.
Des pratiques pour favoriser la nature en ville
Au-delà des nichoirs, la municipalité grenobloise rappelle qu’elle adapte ses pratiques pour favoriser la biodiversité : prairies fleuries, zones refuges, fauche tardive pour préserver les insectes, et création de mares pour offrir des points d’eau aux oiseaux. « Les hirondelles et les chauves-souris, grandes consommatrices de moustiques, bénéficient aussi de ces aménagements », souligne la collectivité.

