Vous avez un vieux fauteuil IKEA au grenier et vous vous dites
qu’il ne vaut plus rien ? En 2026, certaines assises et petits
meubles du géant suédois se revendent pourtant plus cher qu’un
canapé de designer neuf. Sur les plateformes spécialisées, des
modèles des années 50 à 80 atteignent désormais plusieurs dizaines
de milliers d’euros.

Ce boom des meubles IKEA vintage ne concerne
pas n’importe quelles références. Un fauteuil Impala peut ainsi
dépasser les 5 772 euros en France, tandis qu’une étagère Guide
achetée autour de 65 euros se revend près de 1 300 euros. Et cinq
pièces rares sortent nettement du lot, avec des prix qui donnent le
tournis.

Pourquoi certains meubles IKEA vintage valent aujourd’hui une
fortune

IKEA a longtemps été associé aux petits budgets et au mobilier à
monter soi-même. Pourtant, dans les années 50 à 80, la marque a
fait travailler de véritables signatures du design scandinave.
C’est le cas du fauteuil Impala de 1972, que Ingvar Kamprad avait
jugé « trop difficile », raconte le fondateur d’IKEA, cité par Le
Journal De La Maison. Ce même modèle fait aujourd’hui les beaux
jours des ventes vintage.

La clé tient à la fois au dessin, à la rareté et à la
reconnaissance tardive de ces créateurs par le marché. Des pièces
comme l’étagère Guide de Niels Gammelgaard, passée de 65 à environ
1 300 euros, ou encore les chaises GRILL des années 50 approchant
les 9 000 dollars (près de 8 300 euros), illustrent cette
relecture. Le IKEA Museum met en avant ces icônes
et les rééditions de la collection anniversaire Nytillverkad, où
Guide revient sous le nom BYAKORRE, renforcent encore l’attrait
pour les originaux.

Les 5 pièces IKEA vintage rares qui dépassent les milliers
d’euros

En tête de liste, le fauteuil CAVELLI de 1959,
signé Bengt Ruda. Ce siège sculptural s’est déjà vendu à plus de 15
000 dollars, soit environ 13 800 euros, lorsqu’il est en excellent
état. Autre star absolue, le fauteuil lounge IKEA
Impala
de Gillis Lundgren : sa structure tubulaire chromée
et ses coussins enveloppants se monnayent aujourd’hui autour de 12
500 à 13 000 dollars (environ 11 500 à 12 000 euros) sur les sites
internationaux, sans compter les annonces françaises à plus de 5
700 euros.

La chaise safari DIANA de 1972, dessinée par
Karin Mobring, séduit avec son cadre en pin et son assise sanglée
en cuir ou tissu. Elle tourne autour de 3 100 dollars, soit près de
2 850 euros. La chaise lounge SKYE de Tord
Björklund, avec son cuir tendu sur une structure en métal, se
négocie aux alentours de 3 500 dollars (environ 3 200 euros). Même
le modeste Peanut Stool, petit tabouret en rotin
des années 80, atteint près de 1 000 dollars, soit environ 920
euros. En toile de fond, d’autres modèles comme le canapé Borkum ou
l’étagère Guide confirment que ces montants ne sont plus
exceptionnels.

Où trouver ces meubles IKEA vintage qui
valent une fortune en 2026

Pour chasser ces pièces, les plateformes internationales haut de
gamme restent incontournables : 1stDibs, Chairish et Vinterior
concentrent CAVELLI, Impala, DIANA ou SKYE, avec descriptifs
détaillés et prix déjà installés. Sur Etsy ou eBay, on croise plus
souvent le Peanut Stool et des étagères Guide. Côté français,
Leboncoin et Selency offrent encore des opportunités, parfois sous
des annonces floues du type « fauteuil IKEA cuir années 70 » plutôt
qu’avec le vrai nom du modèle.

Avant de vendre ou d’acheter, quelques réflexes aident à savoir
si un meuble peut valoir cher :

  • Repérer une étiquette IKEA d’époque et, si possible, une
    référence de produit.
  • Identifier le designer (Bengt Ruda, Gillis Lundgren, Karin
    Mobring, Tord Björklund, Niels Gammelgaard…).
  • Examiner l’état : cuir non craquelé, chrome propre, structure
    intacte.
  • Comparer les prix en recherchant le modèle par nom et par image
    (Google Lens) sur plusieurs sites.

Les salles des ventes spécialisées en design scandinave et les
brocantes restent des terrains de jeu précieux, surtout pour des
pièces encore sous-cotées comme le Peanut Stool ou certains
fauteuils en cuir. À l’époque, la chaise lounge Kröken avait été
jugée « trop difficile à transporter » par l’enseigne, rapporte Le
Journal De La Maison ; aujourd’hui, ce genre de « mauvais élève »
alimente l’intérêt des collectionneurs. Avant de descendre un vieux
siège IKEA sur le trottoir, un rapide check en ligne peut donc
transformer un déchet en véritable pactole.