RÉCIT – Le chaos international permet au président de garder un rôle de choix malgré son affaiblissement politique. Mais son grand dessein d’une autonomie européenne vis-à-vis des États-Unis est loin d’être accompli.

À l’Élysée, on ne touche plus terre. Les réactions au discours d’Emmanuel Macron au Forum économique mondial de Davos, mardi dernier, ont galvanisé l’entourage du président de la République. S’exprimant en anglais à la tribune, ce dernier a appelé les «naïfs» Européens à se prendre en main face à Donald Trump, et multiplié les saillies contre le président américain. «Nous préférons le respect aux brutes, la science au complotisme, l’état de droit à la brutalité», concluait-il, martial.

Les approbations ont fusé des capitales européennes. Le lendemain, sur les boucles de messagerie internes de la présidence, on se partageait avec enthousiasme les unes de la presse internationale mettant en scène le match Macron-Trump. Les lunettes de soleil d’aviateur portées par le président français, en raison d’un problème oculaire, ne sont pas pour rien dans l’écho de sa prise de parole.

«C’est tout à fait involontaire, mais à l’ère de l’image et des vidéos courtes, les lunettes ont eu un effet amplificateur

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Le Figaro

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