Tout juste un mois après le vent de panique sur le vol Air France Paris-Ajaccio où des passagers «se sont vus mourir», ce sont 72 autres passagers (dont quatre membres d’équipage) d’un vol Luxair reliant Luxembourg à Nice qui ont sans doute eu la frayeur de leur vie. La scène s’est déroulée jeudi 22 janvier dans l’après-midi. En réalité, un crash a été évité de peu à l’atterrissage à Nice, explique Nice-Matin, puisque le train d’atterrissage gauche de l’avion ne parvenait pas à s’ouvrir.
Une information confirmée ensuite par le préfet des Alpes-Maritimes qui a indiqué qu’à l’approche de Nice, l’avion avait eu «un défaut de signalisation technique du train d’atterrissage pouvant entraîner une difficulté à atterrir». Interrogée par TF1, une passagère du Dash raconte ce moment de panique, bien qu’il ait été géré à la perfection par le pilote. «Il nous dit qu’en fait, le côté droit pourrait s’effondrer. Il se peut qu’il ne tienne pas quand il ouvre», explique Alexandra Mary, qui ajoute que le commandant de bord a même évoqué un «affaissement de l’appareil sur la droite».
Une manœuvre périlleuse maîtrisée par le pilote
Rien de rassurant donc, même si «l’équipage était très pro» ce qui a permis de garder un certain calme dans l’appareil. «Il n’y avait pas un bruit dans l’avion, personne n’a crié, personne ne s’est affolé.» Selon la passagère, l’équipage a rassuré du mieux qu’il le pouvait les 68 passagers : «Ils nous ont dit : ‘Ecoutez, on est formés à ça, on va devoir arrêter le moteur droit’», même si comme elle, certains se sont demandé si ce vol allait être leur dernier voyage.
Finalement, selon Nice-Matin, l’avion est parvenu à se poser sans encombre aux alentours de 16h30 où attendaient de nombreux véhicules de secours. Dans l’aéroport, tous les atterrissages et décollages avaient d’ailleurs été suspendus. Comment l’avion est-il parvenu à se poser ? Le commandant de bord a dû finalement arrêter un moteur du Dash afin que le train d’atterrissage endommagé ne se débloque. D’après Nice-Matin, les autorités aéroportuaires avaient même envisagé la pose de l’avion sur un tapis en mousse.
Une «situation de stress», reconnaît le patron de Luxair
Au lendemain de l’incident, le directeur général de la compagnie Luxair s’est excusé pour cet événement qui peut être traumatisant. «C’est une situation hors du commun. Je suis vraiment désolé que les passagers aient dû vivre cela», a réagi Gilles Feith, au micro de RTL. Reconnaissant une «situation de stress», le dirigeant a également salué «le calme de l’équipage».
L’incident serait dû à un souci de capteur «défectueux» bloquant la sortie du train d’atterrissage. «Il aurait pu se briser, faute d’avoir été correctement serré (…) L’avion aurait pu atterrir sur le ventre», a-t-il avoué. Heureusement, plus de peur que de mal, aucun blessé n’a été à déplorer. L’appareil va être examiné. Luxair a d’ores et déjà indiqué qu’elle «endossera ses responsabilités», même si l’avion avait été contrôlé en décembre dernier.