Les États-Unis ont annoncé vendredi avoir mené une nouvelle frappe contre un navire suspecté de trafic de drogue dans l’est du Pacifique. Deux personnes ont été tuées, une troisième a survécu.
L’armée américaine a encore frappé. Le Commandement Sud des États-Unis (US Southern Command) a annoncé vendredi avoir mené une frappe contre un navire dans l’est de l’océan Pacifique. Le bilan fait état de deux morts et d’un survivant.
«Les services de renseignement ont confirmé que le navire empruntait des routes utilisées pour le trafic de drogue dans l’est du Pacifique et qu’il était impliqué dans des opérations de narcotrafic», a déclaré dans un message publié sur X le Southcom, le commandement américain pour l’Amérique latine et les Caraïbes.
Les garde-côtes américains recherchent la troisième personne ayant survécu à la frappe, selon le Southcom.
Première frappe de 2026
Il s’agit de la première frappe de ce type, connue, de l’année. Les États-Unis ont mené depuis septembre dernier une trentaine de frappes contre des embarcations de trafiquants présumés, faisant plus de 110 morts dans les Caraïbes et le Pacifique.
L’administration du président américain Donald Trump n’a jamais fourni la moindre preuve que les navires visés étaient effectivement impliqués dans un quelconque trafic. La légalité de cette campagne, qui vise officiellement des cartels alimentant le trafic de drogue aux États-Unis, suscite un vif débat dans le monde et dans le milieu politique américain. Des experts et des responsables de l’ONU ont ainsi dénoncé des exécutions extrajudiciaires.
Par ailleurs, le Pentagone a annoncé vendredi que «les hauts représentants militaires de 34 pays se réuniront afin de parvenir à une compréhension commune des priorités en matière de sécurité et de renforcer la coopération régionale» mi-février, lors d’une «conférence des chefs d’état-major du continent américain». «Nous voulons un continent dont les gouvernements coopèrent avec nous contre les narcoterroristes, les cartels et autres organisations criminelles internationales», poursuit le Pentagone dans un communiqué.