Pro D2 (18e journée). Grenoble – RC Vannes : 26-29Comment analysez-vous cette victoire pleine de caractère ?

Nous avions déjà connu cela à Aurillac ou à Colomiers avec des victoires très tendues. Il faut soit renverser un score, soit le tenir. Ce soir, on a réussi à l’arraché à la fin et ça s’est joué à rien, mais c’est nous qui avons réussi à mettre ce dernier essai.

Ce n’était peut-être pas le plus grand match de Vannes cette saison…

Non, les conditions climatiques étaient difficiles. On paye un petit peu notre infirmerie bien garnie. La semaine a été courte aussi pour nous avec un gros déplacement. Ce n’était pas facile d’avoir l’énergie aujourd’hui. Il n’y a pas un secteur du jeu où on a réellement dominé. On ne peut pas dire que c’est une victoire méritée, c’est une victoire un peu à l’arrache. On aurait pu céder mais les joueurs ont réussi à rester connectés entre eux à défaut d’être disciplinés (18 pénalités).

Et pourtant, il y a eu des moments compliqués à gérer dans ce match…

Nous sommes tombés sur un adversaire qui nous a un peu poussés dans nos retranchements. Rien n’a été facile pour nous sur ce match. Malgré tout, les joueurs sont restés bien ensemble. C’est un bon signal, je trouve.

Ces matchs remportés à l’arraché, ont-ils un parfum particulier ?

On est très satisfaits de notre parcours à domicile. Mais on sait aussi que quelques équipes ne sont pas venues avec toutes leurs armes chez nous. Donc, on ne sait pas toujours comment évaluer ces victoires à La Rabine. Les matchs à l’extérieur, eux, ont une autre saveur parce qu’on sait que l’adversaire veut montrer son meilleur visage. Et c’est là où il faut qu’on soit le plus stimulé possible.

Ce match contre Grenoble était un gros test ?

Oui, je pense, avec les conditions. Un vrai match d’hiver. C’est le genre de match dont tu te souviens à la fin de saison.