Dans Les Experts Cinéma cette semaine, Matteu Maestracci évoque les films « Le Mage du Kremlin » d’Olivier Assayas et « Amour Apocalypse » d’Anne Emond.
Publié le 24/01/2026 08:45
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Jude Law et Paul Dano dans le film « Le Mage du Kremlin » d’Olivier Assayas (GAUMONT)
Énorme succès de librairie à l’origine, l’ouvrage éponyme signé Giuliano Da Empoli s’est vendu à près de 800.000 exemplaires en France. L’histoire est basée sur des faits réels et des personnages existants, dont les noms ont parfois été changés.
Le « mage » du titre est le principal conseiller de l’ombre de Vladimir Poutine. Il s’appelle Vadim Baranov, et c’est l’acteur américain Paul Dano qui lui prête ses traits énigmatiques. À travers lui, ce sont plus de 30 ans de la Russie post URSS qui nous sont racontés, et cette soif de pouvoir de l’homme fort du Kremlin depuis 1999, joué ici par un Jude Law sobre et bluffant.
Très dense, sans doute trop bavard, mais très bien rythmé, bien interprété et souvent passionnant, Le Mage du Kremlin est une solide radioscopie de la Russie moderne. Le film confirme le talent d’Olivier Assayas pour ces grandes fresques internationales, mêlant le chic du pouvoir et les complots en coulisses.
Une comédie romantique sur fond de dépression et d’éco-anxiété, il fallait tout de même y penser. C’est moins drôle quand on sait qu’une bonne partie des thématiques du film ont été inspirées par un épisode douloureux de la vie de la réalisatrice elle-même. Justement, elle utilise la comédie pour exorciser tout cela.
Elle nous présente Adam, la quarantaine, propriétaire d’un chenil, célibataire en quête de la fameuse âme sœur. Il cherche à faire réparer un appareil de luminothérapie (mais surtout à se soigner lui-même) et tombe amoureux de la jeune femme qui lui répond au service client du fabricant.
Amour Apocalypse est un film très original, qui peut parfois désarçonner par ses ruptures de ton mais très fin, très charmant et surtout très drôle malgré des thèmes cruciaux pas forcément joyeux. La preuve aussi, après Simple comme Sylvain récompensé d’un César, que la comédie venue du Québec se porte plutôt bien.