Le ministre polonais de la Défense a annoncé la signature prochaine d’un contrat entre l’Agence polonaise de l’armement et un consortium international pour installer un système antidrones à la frontière orientale du pays, voisin de la Russie et de l’Ukraine.
Le ministre polonais de la Défense a annoncé la signature prochaine d’un contrat visant à mettre en place dans ce pays membre de l’Otan « le plus important système antidrones en Europe ». La Pologne, qui est également membre de l’Union Européenne, est notamment frontalière de l’Ukraine, de la Russie et du Bélarus. Elle compte parmi les soutiens les plus fermes de Kiev face à l’invasion russe.
Le monde qui bouge – L’Interview : La Pologne et l’UE face à la menace russe – 17/09
Varsovie, qui dépense déjà près de 5% de son PIB dans le renforcement de ses systèmes de défense, a récemment estimé qu’un « bouclier » antidrones à sa frontière orientale pourrait coûter environ 2 milliards d’euros. Selon son ministre de la Défense, Wladyslaw Kosiniak-Kamysz, le contrat entre Varsovie et un consortium international créé pour satisfaire « un besoin opérationnel urgent » devrait être signé d’ici fin janvier.
« Les négociations entre l’Agence polonaise de l’armement et le consortium monté en vue de ce projet (…) sont déjà terminées », a déclaré le ministre polonais au quotidien Gazeta Wyborcza, sans mentionner le montant de l’investissement.
« Différents types d’armement »
Le nouveau système sera basé sur « différents types d’armements » livrés principalement par des fournisseurs locaux, mais en coopération avec des groupes étrangers, a ajouté le ministre. « L’an dernier j’avais signé déjà un contrat avec le groupe turc Anduril sur ce qu’on appelle ‘protection électronique' » et le norvégien Konsberg « compte parmi les groupes avec lesquels nous parlons », a-t-il indiqué.
La Pologne observe de très près les attaques massives de drones russes en Ukraine et a également connu des intrusions d’appareils russes sur son territoire. Proposant récemment à Kiev de lui livrer ses derniers chasseurs MiG-29 de conception soviétique, Varsovie a évoqué en même temps son intérêt pour les technologies ukrainiennes de drones, très développées depuis le début de l’invasion russe il y a bientôt quatre ans.