Par

Maréva Laville

Publié le

24 janv. 2026 à 12h35

La pression se maintient chez les agriculteurs de Haute-Garonne. Si le mouvement a connu une mini-pause forcée par les interpellations de représentants syndicaux et plusieurs autres manifestants, les agriculteurs innovent pour continuer de faire valoir leurs revendications.

Après une récente mobilisation place du Capitole à Toulouse, jeudi 22 janvier, qui a rencontré son petit succès auprès des Toulousains, nous confie Jonathan Kirchner, le secrétaire général de la Confédération paysanne de Haute-Garonne, le syndicat appelle à une autre manifestation dans le centre de la Ville rose. Un peu différente des précédentes…

Un cortège à pied en centre-ville

Mardi 27 janvier, « une grosse mobilisation et manifestation » est prévue à partir de 10h dans le centre de Toulouse. S’il était question initialement de ressortir les tracteurs « et tous les moyens possibles », finalement, la manifestation aura une allure plus classique. « Nous avons eu une discussion avec la préfecture, qui a autorisé la manifestation. Nous serons à pied.Un circuit a été défini », assure Jonathan Kirchner auprès d’Actu Toulouse.

Le cortège partir à 10h des allées Jean-Jaurès pour se terminer sur la place Emile Blouin, à côté de la préfecture, quartier Saint-Etienne.

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Les citoyens aussi appelés à se mobiliser

Via cette forme, régulièrement empruntée à Toulouse, les agriculteurs du département comptent rassembler le plus grand monde autour de leur cause. La Coordination rurale régionale est déjà mobilisée et l’intersyndicale regroupant notamment la Fdsea, les Jeunes agriculteurs ou encore la Confédération paysanne appelle également à manifester. « De mon côté, je sollicite également les syndicats d’autres départements d’Occitanie », assure Jonathan Kirchner.

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Mais ce n’est pas tout. « J’appelle aussi plus largement, y compris les associations citoyennes. La mobilisation s’élargit sur la question de la souveraineté agricole », assure Jonathan Kirchner qui invite donc l’ensemble des habitants de Toulouse, du département voire de la région à soutenir les agriculteurs et ce « besoin croissant d’avoir un vrai travail sur cette souveraineté alimentaire française ».

Des revendications communes

Depuis les fortes tensions entre les forces de l’ordre et les agriculteurs, à l’époque mobilisés contre l’abattage du troupeau touché par la dermatose nodulaire à Bordes-sur-Arize (Ariège), « la goutte d’eau qui a fait déborder le vase », rappelle Jonathan Kirchner, les syndicats sont regroupés depuis des mois autour de six revendications communes tels que la simplification administrative, l’arrêt des abattages de troupeaux malades, ou encore celui du Mercosur.

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Ce dernier a certes été suspendu, mais « on ne sait pas pour combien de mois et d’autres discussions ont été lancées entre l’Allemagne et l’Inde donc ce n’est pas la fin des accords de libre-échange », alerte le secrétaire général de la Confédération paysanne.

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