L’hiver peut-il encore nous surprendre fin
janvier 2026
? Alors que la douceur a dominé une partie du
mois, les modèles commencent à converger vers un scénario nettement
plus mordant, avec un flux de
type Moscou-Paris
capable de plonger le
Nord-Est dans un froid piquant.

Derrière ce nom presque romanesque, il y a une mécanique
atmosphérique très concrète : un puissant anticyclone sur la
Scandinavie qui bloque les perturbations et ouvre la voie à un
courant d’Est glacial. Ce cocktail pourrait figer douze
départements sous un
épisode de grand froid
particulièrement
pénible à vivre.

Moscou-Paris : ce que prévoient les modèles pour la fin
janvier

Selon les dernières analyses du Centre Européen pour les
Prévisions Météorologiques à Moyen Terme (ECMWF) et des
prévisionnistes de Météo-France, la situation
atmosphérique pourrait se bloquer avec un anticyclone très robuste
sur la Scandinavie. De l’air continental polaire, sec et coupant,
pourrait glisser vers la France, bien différent d’un simple froid
humide venu de l’Atlantique, et capable de transformer les routes
humides en véritables patinoires de verglas.

Les thermomètres pourraient afficher autour de -6°C à -8°C sous
abri dans les zones les plus exposées, et la bise de nord-est faire
chuter le ressenti jusqu’à -15°C le matin du 28 janvier 2026. Ce
contraste brutal, qualifié de « choc thermique » dans les prévisions
internes, aurait un impact immédiat pour tous ceux qui devront
sortir tôt.

Vague de froid ©
shutterstock

Vague de
froid

Jusqu’à -15°C ressentis : les 12 départements en première
ligne

La zone la plus surveillée se concentre sur un arc allant de la
Lorraine aux Ardennes en passant par la Franche-Comté. Dans ces
territoires, une vigilance orange « Grand Froid » pourrait être
déclenchée et les déplacements non indispensables sont déjà
déconseillés par les prévisionnistes :

  • Moselle (57) et Meurthe-et-Moselle
    (54)
  • Bas-Rhin (67) et Haut-Rhin
    (68)
  • Doubs (25), Jura (39) et
    Haute-Saône (70)
  • Territoire de Belfort (90)
  • Vosges (88)
  • Ardennes (08), Marne (51) et
    Haute-Marne (52)

Lors d’épisodes similaires par le passé, des automobilistes
étaient restés bloqués sur les routes, le carburant diesel ayant
gelé dans des réservoirs non protégés. Une image forte qui illustre
ce que pourrait provoquer un Moscou-Paris durable sur les grands
axes de cette région déjà habituée aux hivers rudes.

Hiver thermomètre
©
shutterstock

Après la
vague de froid, un hiver plus doux que la moyenne sur sa fin

Hypothermie, gelures, monoxyde : les
réflexes à adopter

Les recommandations de vigilance rappellent que chacun peut être
touché par le froid intense, même en bonne santé, avec un risque
accru pour les personnes âgées, handicapées, atteintes de maladies
respiratoires ou cardiovasculaires, mais aussi pour les enfants,
les travailleurs en extérieur et les sportifs. Les frissons répétés
et l’engourdissement des extrémités sont les premiers signes d’une
hypothermie qui peut évoluer vers des formes
graves ; en cas de doute sérieux, il faut appeler le  » 15 « , le  »
18  » ou le  » 112 « , rappelle Météo-France.

À la maison, l’attention se porte sur les moyens de chauffage :
usage en continu de chauffages d’appoint, cuisinière ou braséro
dans un logement peu ventilé peuvent entraîner un risque mortel
d’intoxication au monoxyde de carbone. Aérer
quelques minutes chaque jour, ne jamais boucher les entrées d’air,
couvrir soigneusement les mains, le nez et les oreilles dehors, et
prendre des nouvelles des voisins isolés deviennent des gestes clés
si le Moscou-Paris se confirme sur ces douze départements.