La semaine dernière, un nouveau food truck a pris place à Roche-la-Molière, près du cimetière. À sa tête, un gérant passionné de cuisine, Nicolas Gomez, qui espère enfin donner un nouvel élan à son activité. Rencontre.
Pouvez-vous nous raconter votre parcours et la naissance de votre food-truck ?
« J’ai été charpentier métallique pendant près de vingt ans. J’ai commencé très jeune, à 18 ans, parce qu’il fallait travailler et aider ma mère. Mais, au fond de moi, j’ai toujours rêvé de devenir cuisinier. Je n’ai jamais pu suivre de formation à l’époque, alors j’ai mis ce rêve de côté.
« Pour l’instant, je ne me verse pas de salaire »
Après le Covid-19 et à l’approche de la quarantaine, physiquement usé par le métier, j’ai eu envie de me lancer dans un projet qui avait du sens pour moi. Avec l’aide de ma belle-mère, sud-coréenne, j’ai découvert des recettes familiales, transmises aussi par sa famille restée en Corée du Sud. Mes amis ont goûté, m’ont encouragé, donc je me suis lancé. »
Votre activité existe depuis quatre ans. Comment se porte aujourd’hui votre food truck ?
« Ce n’est pas simple, honnêtement. Jusqu’alors, j’allais principalement dans la plaine du Forez, mais l’activité a eu du mal à décoller. Aujourd’hui, le food truck s’autofinance tout juste. J’ai contracté un crédit sur sept ans : il m’en reste encore trois, et je me donne ce délai pour voir si le projet prend vraiment.
Pour l’instant, je ne me verse pas de salaire. Nous vivons à quatre, avec mes deux enfants, uniquement sur le salaire de ma femme. C’est un vrai pari, mais je reste très motivé. Une fois le crédit terminé, si l’activité tient, je pourrai enfin me rémunérer correctement. »
Des étapes dans plusieurs communes
Pourquoi avoir choisi de vous installer à Roche-la-Molière et quels sont vos projets ?
« J’ai décidé d’élargir mon périmètre et d’aller vers plus de communes. Roche-la-Molière est une nouvelle étape, et j’espère vraiment m’y faire connaître. Je fais aussi beaucoup d’événementiel : conventions manga, festivals, événements privés en surfant sur l’intérêt pour la culture coréenne et notamment la vague K-pop, cela me permet de rencontrer un public curieux et fidèle. Je suis passionné de cuisine et je donne tout pour que ça marche. Je dis souvent à mes clients : “Mes meilleurs commerciaux, c’est vous.” Le bouche-à-oreille est essentiel pour moi. Mon objectif est de continuer à partager ces recettes familiales et faire découvrir la cuisine sud coréenne, je serai donc présent un vendredi sur deux, sur le boulevard Maréchal-Leclerc. »