Capitaine pour la première fois de la saison pour son si symbolique retour au stade des Alpes, Steeve Blanc-Mappaz ne pouvait qu’apprécier la force de caractère et la sérénité affichées par les siens pour retourner dans le money-time un scenario mal embarqué.
On imagine que si tout n’a pas été parfait dans le contenu, le caractère qu’a affiché votre équipe pour aller chercher la victoire vous a comblé ?
On était venus ici forcément avec des intentions, tout en sachant où on mettait les pieds. Je pense qu’elle va compter pour la fin de la saison parce qu’on était un peu en dents de scie sur les matchs à l’extérieur depuis quelque temps. On n’avait pas refait une bonne performance depuis pas mal de temps, et elle peut être fondatrice parce que derrière on part en stage à Évian avant d’aller affronter Oyonnax. On appréhendait un peu ce mois de janvier et cette victoire est dans la continuité de ce qu’on a réussi à mettre en place quand même depuis le début de l’année, donc c’est une bonne chose.
Si on vous avait dit, en début de saison, que vous affronteriez Grenoble au Stade des Alpes…
J’ai vraiment la chance de vivre des moments pareils. Je ne pensais jamais revenir jouer ici, mais le chemin était comme ça… Je l’ai pris avec beaucoup de plaisir, évidemment. Croiser des visages, des personnes pour qui j’ai beaucoup de sympathie et d’affection, tout en restant en focus sur le match parce qu’aujourd’hui je suis joueur de Vannes qu’il fallait aussi laisser certaines choses de côté.
Vous portiez les galons de capitaine pour la première fois de la saison. On imagine que vos émotions ont été décuplées…
C’est un rôle que je connais un petit peu, donc je ne me suis pas plus pris la tête que ça. Encore une fois, dans la continuité de ce que je fais depuis que je suis arrivé à Vannes : amener à l’équipe, suppléer les mecs qui ne sont pas là, les leaders qui sont absents. Je pense être toujours fidèle à moi-même en donnant beaucoup sur le terrain, en essayant d’être le plus lucide possible pour pour être clair avec mes coéquipiers et qu’on aille chercher une victoire. Je pense que c’est chose faite.
Jean-Noël Spitzer a insisté au sujet de votre nomination comme capitaine sur l’importance d’avoir une bonne relation avec l’arbitre sur ce match. Le hasard fait que la dernière fois que vous aviez eu affaire à M. Trainini, c’était déjà au Stade des Alpes, et que cela ne s’était pas très bien passé…
(il se marre) C’est le premier truc que je me suis dit quand on a fait la présentation du match. Quand j’ai su que c’était cet arbitre, je me suis dit que c’était marrant, quand même. La dernière fois que j’étais au Sade des Alpes, c’était avec lui. Quand je reviens, c’est avec lui. C’est vrai que les arbitres, je les ai côtoyés quelques fois en tant que capitaine… Quand Jean-No m’a parlé de ce rôle de capitaine, c’était vrai qu’avoir un peu d’expérience, ça peut toujours un peu aider.
À l’occasion de la 18e journée de Pro D2, le CA Brive a battu facilement l’ASBH. Dans le bas du classement, la bataille pour le maintien continue entre Mont-de-Marsan et Carcassonne.
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Justement, les Grenoblois n’ont pas caché leur frustration quant à la direction de la rencontre…
On peut toujours s’en plaindre selon comment on regarde les choses. Nous aussi, on s’est beaucoup mis à la faute et on a été sanctionnés à juste titre. Sur la discipline, ce n’est pas un très bon match de notre part. Ce n’est pas du tout dans ma nature de critiquer l’arbitrage. Je pense qu’on a suffisamment à faire de notre côté pour se plaindre.
Que vous êtes-vous dit sous les poteaux, lorsque Grenoble a repris l’avantage au score et que vous vous êtes retrouvés à 14 ? À aucun moment, on ne vous a senti paniquer…
Oui, pour le coup, je pense que c’est une force de cette équipe. Personne ne s’affole. Pierre Boudehent prend la parole en disant : « restons calmes, on va encore avoir une opportunité ». Mike Ruru le dit : « on va avoir encore une possession, une balle de match ». On fait le renvoi, on met une bonne pression et le ballon nous revient dans les mains. Et on score tout de suite… C’est la force de cette équipe, je pense. On a une moyenne d’âge assez élevée, des joueurs d’expérience, et je pense que ça nous aide sur ces matchs comme ça, avec beaucoup d’enjeux et beaucoup de pression.
Cette victoire de Vannes amenuise considérablement les chances de qualification de vos ex-coéquipiers grenoblois. Avez-vous une pensée pour eux ?
Oui, forcément, on est toujours en contact. On s’écrit régulièrement. J’étais très content d’être là pour le centième match de Romain Trouilloud. En plus, la publication du club remontrait certaines images de ses premiers matchs, ça faisait plaisir de voir ça. On a eu une bonne petite bataille avec Antonin Berruyer, on s’est un peu pris sur les mêlées… Je sais la saison qu’ils vivent, mais je sais aussi ce qu’ils ont dans le ventre et ce qu’ils sont capables de faire quand ils sont au pied du mur. Je leur souhaite vraiment de retrouver du plaisir, tout simplement, et d’accrocher ces phases finales car ils ont montré ce soir qu’ils peuvent être dangereux à n’importe quel moment.