Presque dix mois jour pour jour après avoir été victime d’une rupture d’un ligament croisé à un genou, l’international français a rejoué un peu plus de vingt minutes vendredi.

Comment avez-vous vécu ce retour, après de longs mois d’absence ?

J’ai eu neuf mois d’absence exactement. Je me suis blessé en avril dernier, et j’ai décidé d’attendre un mois de plus avant de me faire opérer. J’ai essayé d’occuper mon temps en structurant, du mieux possible, ma rééducation. J’ai décidé de rester plus longtemps au centre de rééducation Saint-Martin Sport. Je devais rester uniquement quatre semaines, mais j’ai finalement passé deux mois. Je remercie tout le monde, car la prise en charge a été top pour mon genou. Lors de la phase de réathlétisation, je suis retourné au club. Depuis le début, mon objectif était de revenir contre Aurillac. Je suis content d’avoir été dans les temps et d’avoir pu rejouer.

Vous êtes expérimenté, mais avez-vous vécu une journée de match comme les autres ?

J’ai essayé d’être le plus naturel possible. J’ai bien dormi la veille du match, mais j’étais un peu plus tendu que d’habitude (sourire). Je ne peux pas dire que c’était un match comme les autres. J’étais très excité de retrouver les terrains. Maintenant, quand je suis sorti du vestiaire pour l’entame de la seconde période, je me suis dit : « Eh merde (il se marre) ! »

N’avez-vous eu aucune crainte de jouer sous des conditions exécrables, avec grêle, pluie, et de nombreux coups de tonnerre ?

Je me suis aussi dit que ça pouvait m’arranger. Il y avait forcément moins de rythme. Maintenant, pour un premier match, j’avais envie de jouer au rugby. Bon, ça sera pour la prochaine fois (sourire). Je n’ai pas pris le plus gros plaisir sur cette entrée. Mais, honnêtement, je suis juste heureux d’être sur mes deux jambes et sur un terrain. Lors de mon premier coup de pied, j’étais vraiment heureux. C’était cette sensation. Honnêtement, je n’ai eu aucune appréhension. Je sais que la rééducation a été bien réalisée, que le chirurgien a fait un super travail. J’ai un genou sec, et costaud. Il me manque uniquement du rythme et des automatismes avec mes partenaires. En vérité, il y a tout eu dans ce match : des éclairs, un K. -O. de l’arbitre, et une victoire avec cinq points…

Vous rejoignez une équipe en pleine euphorie…

On a un bel état d’esprit, et on l’a montré face à cette équipe d’Aurillac. On n’a rien lâché pour sauver le bonus offensif. Philippe (Saint-André, N.D.L.R.) a instauré une vraie rotation entre les joueurs. Il y a une émulation pour aller chercher le maillot. Avec notre effectif, nous pouvons enchaîner les matchs en étant performant. En phase finale, le plus important sera d’avoir de la fraîcheur. Maintenant, nous ne sommes pas encore là. Il y a Carcassonne pour la fin du bloc. Cette équipe joue sa survie. Ça sera difficile. Il faudra gagner pour finir sur une bonne note.