RÉCIT – Au XXe siècle, le camp de La Courtine, au cœur du Limousin, a accueilli des centaines de milliers de conscrits, générant pour cette commune une florissante économie locale. Alors que de nombreux commerçants ont déserté, l’annonce du nouveau service national volontaire suscite un nouvel espoir teinté de nostalgie.

«Ah, si seulement ça pouvait revenir ici !» Un profond cri du cœur. D’une telle sincérité qu’il pourrait être entendu à des kilomètres à la ronde sur le silencieux plateau de Millevaches, aux confins du Limousin. Cette habitante de La Courtine, petit bourg de moins de 800 âmes dans la Creuse, voit sa fibre nostalgique vibrer depuis quelques semaines. À l’origine de cette mémoire ravivée : l’annonce, par Emmanuel Macron, d’un nouveau service militaire volontaire pour répondre aux besoins des armées dans un contexte géopolitique instable. Et dont les candidatures ont récemment été ouvertes pour les jeunes de 18 à 25 ans. Les sélectionnés percevront environ 800 euros par mois et seront logés et nourris pendant les dix mois du service.

Si, sur la forme et le fond, cet engagement est bien différent du service national suspendu en 1997, il plonge les habitants du village creusois dans leurs vieux souvenirs avec, peut-être, un brin d’espoir. Pour redonner un second souffle à La Courtine…

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Le Figaro

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