Frustrés par l’arbitrage autant que par leurs propres erreurs, les Isérois souhaitaient positiver au sujet d’un état d’esprit retrouvé, qu’il faudra toutefois confirmer à l’extérieur…
C’est alors qu’il avait l’occasion de recoller significativement à la sixième place, et d’enchaîner deux victoires pour la deuxième fois de la saison, que le FCG s’est pris les pieds dans le tapis pour la deuxième fois de la saison à domicile. De quoi exacerber une frustration qui n’a évidemment pas tardé à émaner de tous les discours, à commencer comme toujours dans ces cas-là par une diatribe envers l’arbitrage de M. Trainini, Le talonneur Bastien Soury parlant même de « massacre ». « On a été arbitrés comme un onzième contre des premiers, il a fallu qu’ils arrivent à 18 fautes pour qu’ils prennent qu’un carton », pestait le capitaine Antonin Berruyer. Certes.
Reste que le FCG pouvait aussi s’en prendre à lui-même pour ne se retrouver qu’avec deux points d’avance à la 76e, la faute à de nombreuses occasions vendangées dans la zone de marque, ainsi qu’à deux sorties de camp manquées ayant offert deux essais trop faciles aux Bretons. Tout comme il ne pouvait reprocher qu’à son propre manque de maîtrise dans les moments clés pour avoir égaré le ballon sur le dernier renvoi du match, et rendu tout seul ses deux dernières munitions, comme autant d‘actes manqués…
Pour la qualification, rien n’est fini
Reste qu’à défaut d’avoir remporté ce match, le FCG a retrouvé l’essentiel, à savoir un état d’esprit digne de ce nom, ainsi que de bonnes raisons pour faire corps. « Dans l’engagement, dans l’agressivité, c’était peut-être notre match référence cette saison, assenait le nouveau centurion Romain Trouilloud. On progresse et ce match va nous servir. Je suis persuadé qu’on peut aller chercher une qualification. » Propos corroborés pat Antonin Berruyer. « Depuis quelques semaines, quelque chose émerge de ce groupe. J’ai confiance en mes coéquipiers, j’ai confiance à tout le monde. Rien n’est fini. » Reste qu’il faudra bien, pour espérer y croire encore, exporter cet état d’esprit à l’extérieur. Et à ce titre, il se pourrait bien que les déplacements à venir à Biarritz puis Béziers constituent les juges de paix des ambitions du FCG, s’il compte recevoir Brive dans un mois avec encore quelque chose à jouer.