Le manager de l’Union Bordeaux-Bègles, Yannick Bru, est revenu sur la sortie du terrain de son ouvreur Matthieu Jalibert qui était encore dans un très bon jour. Un changement qu’il ne regrette pas malgré la défaite de son équipe sur sa pelouse de Chaban-Delmas face au Stade français (28-33).

C’est un changement qui était pour le moins surprenant. Alors que l’Union Bordeaux-Bègles avait terriblement souffert avant de prendre finalement un court avantage en tout début de seconde période, l’ouvreur international, Matthieu Jalibert, sortait du terrain dès la 55e minute, remplacé par l’inattendu Valentin Hutteau qui avait intégré la feuille de match à la dernière minute après le forfait de Martin Page Relo. Ce changement était d’autant plus surprenant que le numéro dix girondin était encore dans un grand jour, assurant un minimum de vitesse à une équipe empruntée et n’évoluant pas sur ses standards habituels. Matthieu Jalibert semblait être bien le seul à avoir les jambes pour prendre à défaut la défense parisienne, au milieu d’un collectif usé par la campagne européenne.

« Notre plan était clair », a ainsi expliqué le manager Yannick Bru après la rencontre. « L’idée principale était de demander aux internationaux de remettre un dernier coup de collier sur une grosse mi-temps. J’avais décidé que je ne voulais pas amener Matthieu dans une zone de fatigue. Il mérite de partir en équipe de France sans souci. Dans un monde idéal, il n’aurait pas débuté ce match si nous avions eu Maxime Lucu ou d’autres leaders à la charnière. Je suis conscient de ce que nous avons demandé à Matthieu, des efforts qu’il fait. Il mérite aussi de pouvoir poursuivre ses cibles personnelles avec un maximum d’atouts, même si l’UBB est sa deuxième famille. Il faut savoir protéger les joueurs à certains moments. Les joueurs ne sont pas des robots. Et puis, si nous ne sommes pas capables de tenir un score sur vingt-cinq minutes sans Matthieu Jalibert, il n’y aura rien pour nous cette saison. Je n’ai aucun regret. »

Au terme d’un match spectaculaire, le Stade français a fini par s’imposer face à Bordeaux-Bègles (33-28). Avec cette victoire, les Parisiens prennent trois points d’avance sur leurs opposants du jour.

Le résumé sur le site et l’app Rugbyrama ! pic.twitter.com/I5RHqmNCwe

— RUGBYRAMA (@RugbyramaFR) January 24, 2026

On savait qu’il n’avait pas plus d’un quart d’heure dans le moteur

L’Irlandais Joey Carbery, entré en jeu dix minutes plus tôt à la place d’Arthur Retière contraint de passer un protocole commotion qui s’est révélé négatif, a donc évolué au poste de demi de mêlée avant de glisser à l’ouverture pour remplacer Matthieu Jalibert. Un coaching qui a aussi été imposé par le forfait de Martin Page Relo puisque Valentin Hutteau a intégré la feuille au dernier moment. Il était prévu qu’il ne retrouve la compétition que la semaine prochaine lors du déplacement à Montauban après sa blessure au genou. « On savait qu’il n’avait pas plus d’un quart d’heure dans le moteur », soulignait Yannick Bru. Ce dernier n’a pourtant pas hésité à rappeler Matthieu Jalibert dès la 55e minute, se souvenant certainement que son ouvreur n’avait pas pu rejoindre les Bleus au mois de novembre en raison d’une blessure lors de la dernière journée de Top 14 avant le rassemblement des Bleus à Marcoussis. Alors que Matthieu Jalibert est le candidat numéro un au poste de numéro dix lors de ce Tournoi des 6 Nations, le staff technique de l’UBB n’a donc voulu prendre aucun risque.