Les nouilles instantanées et les tagliatelles aux œufs font
partie des stars des placards français. Rapides à cuire,
accessibles et familières, elles remplissent nos assiettes comme
nos paniers. Pourtant, derrière leur apparente simplicité, ces
produits cachent des secrets bien moins digestes. C’est ce que
révèle l’enquête menée par 60 Millions de consommateurs,
qui
pointe du doigt deux types de pâtes à ne surtout pas acheter en
2026.
Premier constat : la promesse d’un repas express ne va pas
toujours de pair avec la santé. Le magazine met particulièrement en
garde contre les nouilles asiatiques instantanées, ces sachets aux
couleurs vives que l’on retrouve dans tous les rayons. Qualifiées
de « cocktail industriel explosif », elles combinent tout ce
qu’un nutritionniste redoute : cuisson
ultra-rapide, ingrédients bas de
gamme et une poudre d’assaisonnement à la
composition pour le moins douteuse.
Nouilles asiatiques : un danger ultratransformé
sous-estimé
Souvent vendues à bas prix, les nouilles asiatiques
industrielles sont de plus en plus prisées dans un
contexte d’inflation alimentaire. Pourtant, selon
60 Millions de consommateurs, ces produits
« cumulent des marqueurs d’ultratransformation ». Leur
bouillon, censé leur donner du goût, est en réalité « assaisonné
d’une poudre à la composition parfois bien ésotérique » et
« riche en ingrédients problématiques ».
Parmi ces ingrédients, on retrouve une liste impressionnante
d’additifs : entre 4 et 12 selon
les références testées. Certains inquiètent particulièrement. Le
E466 (carboxyméthylcellulose), un émulsifiant, est
soupçonné de favoriser les maladies inflammatoires de
l’intestin. Le E415 (gomme xanthane)
« serait associée à un risque accru de diabète de type 2 »
selon une étude menée par l’Inserm et rapportée par le média
Au Féminin. Pire
encore, certaines marques ajoutent du colorant
E150c, dont « les composés appelés 4-MEI
(4-méthylimidazole) sont potentiellement cancérigènes à haute dose
(une personne de 70 kg ne doit pas dépasser une consommation de 7 g
par jour de E150c) ».
En plus de ces additifs, d »autres exhausteurs de goût comme le
glutamate monosodique (E621) ou le ribonucléotide
disodique (E635) sont régulièrement utilisés. Sans
parler des « recettes au poulet » qui n’en contiennent que des
« traces », remplacées par des arômes
artificiels.
Pâtes aux œufs : un surcoût sans
bénéfice
L’autre catégorie visée par le magazine concerne les
pâtes aux œufs, largement vendues par des marques
réputées comme Barilla. Affichées à des tarifs
supérieurs à 5 €/kg, elles sont bien plus chères
que leurs homologues sèches, sans offrir de bénéfices nutritionnels
supplémentaires.
Comme le rappelle Sophie Goffaux, pharmacienne
et fondatrice du site Histoiredepates.net, citée dans les
colonnes de Top Santé : « L’œuf
donne une jolie couleur jaune et de la texture à la pâte mais, là
encore, il n’apporte pas une qualité supplémentaire. C’est une
question de goût. » Le magazine note également des écarts
de prix frappants : chez Carrefour, les tagliatelles sèches coûtent
2,58 €/kg contre 4,14 €/kg pour
les fraîches.
Le conseil des experts pour éviter de se faire avoir : repérer
les bons critères. Un séchage lent, un
tréfilage au bronze, et un temps de
cuisson supérieur à 10 minutes sont les signes d’une pâte
de qualité. Et pour un plat vraiment équilibré ? « Avec une
petite cuillerée d’huile d’olive, quelques herbes fraîches et un
filet de citron, on est sur un plat tout à fait équilibré. En
revanche, si on a l’habitude de préparer ses tagliatelles avec des
lardons, de la crème fraîche ou du ketchup, ça ne marche pas »,
souligne la médecin nutritionniste Faïza
Bossy.