Pro D2 (18e journée). Grenoble – RC Vannes : 26-29Vous marquez l’essai de la victoire, qu’est-ce que ça fait ?
Je n’ai plus grand-chose à faire sur l’essai. Le travail a été bien fait. Franchement, félicitations à l’équipe parce que les victoires à l’extérieur, elles ont tellement plus de saveur que celles à domicile parce qu’elles sont plus dures. C’était compliqué de venir ici, face à un groupe qui a vécu des choses fortes (trois finales de Pro D2). Même s’ils ont eu des difficultés sur ce début de saison, on sait que c’est une équipe qu’il faut prendre avec attention. À domicile (au Roazhon Park, mi-novembre), c’est l’équipe qui a été la plus compliquée à jouer.
Était-ce le match le plus difficile de la saison ?
J’ai joué à l’aile, il faudrait demander aux troisièmes lignes. Mais à mon avis, ça a tapé. Les Grenoblois étaient attendus sur ce match. C’est une grosse performance.
Votre capitaine, Steve Blanc-Mappaz, expliquait qu’après l’essai encaissé à la 76e minute, Pierre Boudehent avait pris la parole pour dire qu’il y aurait « une balle de match ». Rien ne semble vous arrêter…
Je pense qu’on est en train de cultiver la gagne, tout simplement. On voit les plus grandes équipes, elles ont cette culture de la gagne, de ne jamais rien abandonner. Ça se joue à des détails. À la 76e, on tape le renvoi, les mecs sont déterminés. Contre-ruck, grattage, on joue le ballon au large… C’est vrai qu’il y a un déclic. Il y a aussi un groupe qui vit très bien. C’est hyper important. Ça permet de faire ces petits efforts à la 76e. Tout le monde est mort, tout le monde est crevé mais personne ne baisse la tête. Tout le monde continue de croire en cette victoire. C’est génial !
Le tout malgré les blessures de joueurs importants…
C’est aussi ça qui est fort dans notre groupe. Les mecs qu’on a perdus, ce sont des messieurs : Gorrissen, Edwards, Bouthier… Ce sont des mecs très importants dans notre équipe. Sans eux, on a quand même cette puissance de gagner à Grenoble.
Les victoires à l’extérieur ont quand même beaucoup plus de saveur qu’à domicile. Notamment car les équipes ont quand même tendance à faire tourner chez nous. C’est ce qu’on s’est dit, qu’on n’avait pas encore eu de réels défis. Nos derniers matchs à l’extérieur, c’était Nevers et Béziers et on avait perdu (entre les deux, le RCV est allé gagner à Carcassonne). C’était un test. On voit aussi Aix (Provence Rugby, 2e à huit points de Vannes) qui performe depuis un mois. On ne veut rien lâcher.