La stratégie des autorités chinoises est claire. Elles freinent l’arrivée de ces puces sur le territoire, officiellement pour des raisons de sécurité et de souveraineté technologique, officieusement pour favoriser leurs champions nationaux et peser dans le bras de fer avec les États-Unis. Résultat, la puce H200 reste bloquée aux douanes chinoises, sans décision claire pour le moment.
Mais la demande des géants chinois de la tech reste très forte. Ils ont besoin de ce type de matériel, car cette puce reste plus performante que les processeurs développés dans le pays. Pour faire face à cette demande, Pékin temporise en autorisant certains usages civils, tout en gardant la main sur le robinet des importations.
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Rassurer la Chine sans froisser Washington
Pour Nvidia, l’enjeu est là. L’entreprise doit rassurer la Chine sans froisser Washington, où les élus accusent le groupe de renforcer les capacités chinoises en intelligence artificielle. La mission de Jensen Huang est donc celle-ci : rassurer les autorités chinoises, préserver un marché clé, tout en respectant les lignes rouges américaines.
En Bourse, Nvidia a progressé de 1,5 % vendredi 23 janvier, après que les autorités chinoises ont informé Alibaba, Tencent et ByteDance qu’ils pouvaient préparer leurs commandes de puces d’IA H200 de Nvidia, ce qui suggère que Pékin est sur le point d’approuver officiellement l’importation de composants essentiels au fonctionnement de l’intelligence artificielle, rapporte Bloomberg, citant des sources proches du dossier.
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