Publié le 24/01/2026 21:53
Mis à jour le 24/01/2026 23:56
Temps de lecture : 2min – vidéo : 3min
Ce sont des accidents souvent relayés par la presse régionale. Les accidents impliquant des vélos sur les routes de campagnes sont nombreux. En moyenne, trois cyclistes par jour sont gravement blessés. Comment réagir, quels sont les moyens pour mieux les protéger c’est l’enquête de ce samedi 24 janvier.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Des dépassements dangereux à très grande vitesse, des collisions violentes et un partage des routes de campagne parfois difficiles. Sur les réseaux sociaux, de nombreux cyclistes témoignent des dangers rencontrés. Dans le Nord, Noé Carruba est un rescapé. Il y a 3 ans, son groupe de cyclistes amateurs est percuté par une voiture. « J’ai eu 3 fractures au niveau de la hanche. J’ai eu une fracture au tibia, une fracture au fémur, une fracture de la clavicule. On était une bonne quinzaine. Un ami à moi qui décédait, Pascal, et Paul qui aussi était blessé », raconte Noé Carruba, victime d’un accident. Sa vie est désormais rythmée par les rendez-vous médicaux.
En France, 227 cyclistes ont perdu la vie l’an dernier. C’est 21% de plus qu’en 2019. Alors pour se protéger, beaucoup s’équipent de la tête au guidon. « On a des lumières sur les casques, certains ont des lumières au niveau des pédales et puis malheureusement c’est toujours la vigilance donc on essaie de faire attention », indique un cycliste. Certains ont même investi dans des radars anti-collision. Fixés à l’arrière de la selle, ils fonctionnent comme une caméra de recul sur une voiture. »On voit en fait la distance depuis laquelle se trouvent les voitures, on voit quand elles se rapprochent de nous pour justement venir être prévenus quand les voitures vont nous dépasser », indique Rémi Cadet, cycliste du « collectif Panama ».
À la campagne, les cyclistes ont parfois du mal à se sentir en sécurité, notamment en raison de l’absence de pistes cyclables. Alors certaines communes aménagent leurs routes, comme ici à la frontière avec l’Allemagne, où 15 000 camions et voitures circulent chaque jour. Depuis 5 ans, les cyclistes ont leur propre voie. Coûts de l’opération 6 millions d’euros dans la région d’autres aménagements ont vu le jour, comme le long de cette départementale. »Là on a fait le choix de se déporter et de la construire à côté. Donc on a fait des acquisitions foncières pour le faire bien sûr, pour acheter des terrains », décrit Hubert Hoffmann, maire de Gambsheim (Bas-Rhin). Objectif pour la communauté de communes, créer 200 km de pistes cyclables sécurisées d’ici 6 à 8 ans.