Sous la pluie et la grêle, Provence Rugby est parvenue à arracher une nouvelle victoire bonifiée face à Aurillac (26-10). Face à la presse, le directeur sportif des Noirs a salué la victoire des siens dans des conditions dantesques, même s’il n’a pas aimé le manque d’adaptation de ses joueurs face aux éléments.
 

Que retenez-vous de cette victoire ?

Je suis content. En deux semaines, on a utilisé 30 joueurs. On donne confiance à l’ensemble de notre effectif. Jules Plisson est de retour, comme Yannick (Youyoutte). Ils n’avaient pas joué depuis longtemps. Comptablement, je suis heureux. Nous avons pris 15 points en trois matchs. Je ne m’étais pas énervé comme ça à la mi-temps depuis un bon moment. On a fait huit ou neuf en-avant. On a joué à la baballe. On n’a pas respecté les conditions. On a marqué d’entrée, et on s’est peut-être dit que ça serait facile. On n’a pas été assez direct. On n’a pas mis assez de jeux au pied. Les vingt premières minutes de la seconde période ont été cohérentes dans des conditions très difficiles. Il y avait tout : du vent, de la grêle, de la pluie, un arbitre K.O…

Avez-vous craint un arrêt du match ?

Honnêtement, il y a eu beaucoup de tonnerre à un moment. Un orage a frappé pas loin. Vous savez, j’ai joué de longues saisons à Clermont, et Jean-François Phliponeau est décédé au cours d’un match… Ça a vraiment tapé pas très loin des joueurs. Voilà, l’arbitre a pris sa décision. J’espère maintenant qu’il va bien récupérer.

On vous sent tout de même assez frustré par la prestation de vos joueurs…

On doit être meilleurs si on veut continuer à enchaîner les victoires. Le dernier quart d’heure, on a été très pénalisés. Mais bon, ce sont des matchs qu’il faut gagner, avec le bonus. On enchaîne. On en a besoin, car Colomiers n’arrête pas de gagner. Pour l’instant, nous restons à la seconde place. Je reste heureux d’avoir fait jouer beaucoup de joueurs sur les deux dernières rencontres. On continue à utiliser notre effectif.

Pendant dix minutes, vos joueurs sont parvenus à défendre leur ligne pour conserver le bonus. N’est-ce pas un gros point de satisfaction ?

L’état d’esprit a été exceptionnel. À la fin, j’aurais aimé que Guillaume (Piazzoli) soit récompensé sur ses grattages. On travaille énormément avec lui. Il met les mains sur le ballon, tout de suite, et il est pénalisé. Pourtant, on travaille beaucoup en connexion avec les arbitres notamment sur le contrôle du corps. Il a été pénalisé à deux reprises, et la deuxième me semble sévère. Voilà, ça fait partie du développement de notre équipe. Mais oui, l’état d’esprit a été bon. On a su défendre notre ligne, bien plaquer. On est restés solidaires. En même temps, je demande le b.a.-ba du rugby. Bien qu’on ait trop joué en première période, il y a un élément qui me dérange un peu…

On vous écoute…

Je ne sais pas comment on peut annuler l’essai de Lapègue en première période. C’est de la négation du rugby. L’essai est magnifique. La passe de Léo (Drouet) est à plat. J’ai du mal à comprendre pourquoi on revient à la vidéo, si ce n’est pour regarder si Adrien (Lapègue) a bien aplati. Si on refuse des essais comme ça… Aujourd’hui, il y a la pluie, la grêle, le vent… Il y a un essai de 80 mètres en première main, un rayon de soleil dans le brouillard, sous un temps exécrable, et on le refuse… Si on fait ça, on ne va faire que favoriser des coups de sabot. De toute manière, c’était vraiment une soirée bizarre, et il faut juste être heureux d’avoir fini avec cinq points.