Plusieurs lots de lait infantile commercialisés en France comme à l’international, notamment par Nestlé, Lactalis et Danone, ont récemment fait l’objet de rappels en raison de la présence potentielle de céréulide, une toxine produite par certaines bactéries.
Publié le 24/01/2026 18:52
Mis à jour le 24/01/2026 19:08
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Une femme donne un biberon de lait infantile à son bébé. Image d’illustration. (FRED DUFOUR / AFP)
Après Lactalis et Nestlé, Danone a annoncé vendredi 23 janvier rappeler des lots de lait infantile : les Gallia Calisma Relais 1er âge et des Blédilait 1er âge. Cette procédure de rappel est liée à l’évolution des recommandations des autorités européennes, a expliqué le groupe.
Les autorités françaises assurent que tous les lots concernés par une possible contamination d’origine bactérienne ont été retirés du marché. Mais ces précautions n’empêchent pas les parents de nourrissons d’angoisser à l’idée d’acheter par mégarde du lait contaminé.
Devant le rayon lait infantile d’une pharmacie d’Issy-les-Moulineaux, dans les Hauts-de-Seine, Sacha se renseigne sur une nouvelle marque. « Il est bien toléré ? », s’enquiert la mère de famille auprès de la pharmacienne. Après avoir donné deux boîtes de lait Guigoz potentiellement contaminé à son bébé de 5 mois, elle s’inquiète.
« Ma fille a eu beaucoup de diarrhées », fait-elle remarquer, la poussant à changer carrément de marque de lait, même si tous les lots potentiellement dangereux sont retirés du marché. « Ça me rassure. Je crois qu’il y avait déjà eu un rappel quelques mois auparavant, donc on va faire au plus sûr pour un bébé », conclut Sacha.
Julie 30 ans, a aussi donné du lait d’un lot rappelé à son fils d’un mois. Même si aucun symptôme ne s’est déclaré, elle n’a plus confiance dans ces marques. « Là, il y a toutes les marques, ils n’arrêtent pas d’augmenter le nombre de produits concernés, ils rajoutent des lots tous les jours, ils ne communiquent pas plus que ça, énumère-t-elle. Ça fait se poser des questions. Qu’est-ce qu’on va leur donner à manger ? Du lait de vache peut-être ? »
Pas question pour cette mère de famille de passer à l’allaitement. Alors ce qui la tracasse, c’est de se fournir : chez elle, dans le Val-de-Marne, elle a eu du mal à trouver des boîtes de lait. « On a fait les quatre pharmacies de la ville, il n’y en avait pas. On a fait quatre magasins. On a trouvé deux boîtes qui n’étaient pas contaminées », s’alarme Julie.
« C’étaient les deux dernières boîtes et depuis, on n’en trouve plus nulle part »
Julie, mère d’un bébé d’un mois
à franceinfo
Les parents s’inquiètent surtout à cause de deux enquêtes pénales, ouvertes à Bordeaux et Angers après les morts récentes de deux nourrissons. Ils avaient consommé un lait infantile rappelé par Nestlé pour cause de « possible contamination » par une substance toxique liée à la bactérie Bacillus Cereus. Pour l’heure, les autorités estiment que la mort de ces deux bébés est sans « lien de causalité ».