« Je déconseille aux malades du cœur de venir à Morgiou. » Voici le cri d’alarme lancé il y a une quinzaine de jours par Henri Infossi, habitant de la calanque de Morgiou et référent des marins-pompiers de Marseille. Tandis qu’il plaide pour le maintien du seul défibrillateur dans ce secteur, la Ville a invoqué que la réglementation empêchait l’installation d’un tel appareil en cas d’absence de locaux municipaux, avant de faire machine arrière.

Dans un courrier envoyé fin novembre à la Ville, le président du comité d’intérêt de quartier (CIQ) de Morgiou, Alain Batistoni, expose « qu’à la suite de plusieurs vols de matériel au sein du bureau des calanquais de l’Est – la société nautique, il a été décidé par les propriétaires de ce site privé de diminuer le nombre de clés en circulation ».

« Éviter tout quiproquo en cas d’accident cardiaque »

Avec moins de personnes habilitées à se saisir du défibrillateur à l’intérieur de ces locaux, « il est nécessaire d’enlever l’appareil du local pour éviter tout quiproquo en cas d’accident cardiaque sur le site », précise, inquiet, le président du comité d’intérêt de quartier. À cette demande, Henri Infossi répond que « c’est entièrement normal de sécuriser…