Donald Trump, ici s’adressant aux journalistes à bord d’Air Force One, le 22 janvier 2026.

MANDEL NGAN / AFP

Donald Trump, ici s’adressant aux journalistes à bord d’Air Force One, le 22 janvier 2026.

EN BREF La question de la santé mentale du président américain est remise sur le tapis en ce début d’année, notamment après ses prises de parole à Davos.
Des démocrates, dont Alexandria Ocasio-Cortez, critiquent son déclin cognitif et appellent à évaluer sa capacité à gouverner.
Trump, président le plus âgé, pourrait faire face à des examens médicaux pour confirmer son aptitude à diriger.

« Je crois que je suis en pleine forme, je vous tiendrai au courant. Mais je n’ai pas de difficultés jusqu’ici. Je me sens très bien physiquement. Je me sens très bien mentalement. » Ces déclarations de Donald Trump datent du 9 octobre dernier, alors qu’il passait le lendemain sa seconde visite médicale depuis son retour à la Maison Blanche.

Près de trois mois et demi plus tard, le tableau semble moins évident pour le président américain âgé de 79 ans. Une nouvelle ecchymose a été repérée, cette fois-ci sur sa main gauche. Il explique – curieusement – qu’elle est apparue après s’être « cogné à une table » au Forum économique mondial de Davos.

Surtout, c’est la santé mentale du républicain qui est remise en question en ce début d’année après des comportements ou discours qui posent question. Le 9 janvier, Donald Trump avait par exemple interrompu une réunion avec des dirigeants de grandes compagnies pétrolières, simplement pour aller constater par la fenêtre et commenter l’avancée des travaux de la future salle de bal – polémique – de la Maison Blanche.

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Le 13 janvier, il y avait aussi eu cet inhabituel doigt d’honneur adressé à une personne qui l’avait interpellé sur l’affaire Epstein lors de la visite d’une usine Ford à Detroit.

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Lire la Vidéo Quand le Groenland devient l’Islande

La lettre absurde adressée au Premier ministre norvégien n’était par ailleurs pas passée inaperçue, avec un principal argument abracadabrantesque : dans son texte, le président américain affirme qu’il ne se sent plus tenu de penser « uniquement à la paix », faute d’avoir obtenu le prix Nobel de la paix.

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Une semaine plus tard, on relevait encore des divagations quelque peu lunaires lors de sa conférence de presse à l’occasion sa première année de second mandat à la Maison Blanche, dans laquelle Donald Trump s’épanchait longuement sur sa jeunesse dans le Queens et le fait que sa mère lui avait dit à l’époque qu’il pouvait « devenir un joueur de baseball professionnel ».

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Puis vint la séquence Davos cette semaine. À la veille de son départ pour la Suisse, le président américain a tout d’abord dévoilé sur Truth Social un SMS envoyé par Emmanuel Macron, dans lequel le chef d’État français faisait part de son incompréhension sur l’attitude américaine vis-à-vis du Groenland. Donald Trump faisait aussi de même pour un message reçu de Mark Rutte, le secrétaire général de l’OTAN. Le Néerlandais y félicitait le républicain pour ses décisions récentes en Syrie.

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Le lendemain, pendant sa prise de parole très attendue lors du Forum suisse annuel, Donald Trump, qui convoite ardemment le Groenland et en parle depuis des mois maintenant, réussissait à le confondre à quatre reprises avec… l’Islande.

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Lire la Vidéo Alexandria Ocasio-Cortez s’engouffre dans la brèche

Face à toute cette « matière » récente, les démocrates s’engouffrent volontiers dans la brèche, à commencer par Alexandria Ocasio-Cortez, invitée à réagir sur le déclin cognitif supposé du président par le média en ligne Migrant Insider. « Le président agit de manière de plus en plus erratique et tout le monde fait comme si c’était normal. Ce n’est pas seulement un homme, c’est tout l’appareil gouvernemental qui accepte de voir quelqu’un décompenser devant le monde entier et ne rien faire », a lâché l’élue new-yorkaise de 36 ans.

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Même son de cloche pour la démocrate Delia Ramirez (Illinois), interrogée par le même média. « Nous avons un homme physiquement instable et mentalement malade à la tête de la Maison-Blanche. On commence à en voir les conséquences. Le peuple américain souffre. Tout coûte plus cher. Des gens meurent dans la rue. Il s’enrichit, et il ne sait même pas de quoi il parle. Il devrait démissionner », affirme-t-elle.

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Et même d’anciens proches du républicain s’y collent, comme Ty Cobb, ancien juriste du président à la Maison Blanche. « Je pense qu’il y a eu un déclin significatif. Il a toujours été animé par un narcissisme, mais la démence et le déclin cognitif sont maintenant visibles », a-t-il partagé cette semaine sur la chaîne MS Now.

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Lire la Vidéo Le président américain le plus âgé ayant prêté serment

L’ancienne porte-parole de la Maison Blanche, la républicaine Stephanie Grisham, se montre, elle aussi, sans appel à propos du déclin mental du président, commentant après sa conférence de presse du 20 janvier. « Cette conférence de presse est bizarre, même pour lui. Ce sont les habituelles digressions, des histoires hors sujet, des demi-vérités, des mensonges, le genre “J’ai tout arrangé – personne n’a jamais rien vu de pareil”. Mais il manque d’énergie et on a l’impression qu’il… perd ses facultés mentales », a-t-elle écrit dans la foulée sur X, comme le rapporte Le HuffPost US.

Pour le moment, plusieurs responsables démocrates – dont le sénateur du Massachussetts Ed Markey ou l’élue de l’Arizona à la Chambre des représentants Yassamin Ansari – suggèrent un recours au 25e amendement, indique franceinfo vendredi 23 janvier. Celui-ci permet de déclarer un président incapable d’exercer ses fonctions.

Rappelons que Donald Trump est le président le plus âgé à avoir prêté serment dans son pays. À la fin de son mandat, il aura 82 ans, soit six ans de plus que l’espérance de vie moyenne pour un homme aux États-Unis.

Ce qui apparaît probable désormais, et alors qu’il se faisait un malin plaisir à évoquer les problèmes de santé et facultés mentales de Joe Biden quand celui-ci était président, c’est que Donald Trump pourrait bien voir les spéculations sur les siens revenir de plus en plus régulièrement sur le devant de la scène.