Des manifestations ont éclaté en Iran fin décembre dans un contexte de crise économique et d’inflation galopante, mais elles se sont rapidement transformées en protestations politiques contre le système autoritaire de la République islamique.
Les forces de sécurité iraniennes ont violemment réprimé les troubles et, selon certaines informations, des milliers de personnes ont été tuées.
D’après l’agence de presse américaine Human Rights Activists in Iran (HRANA), on dénombre 5.495 décès confirmés, dont 5.149 manifestants. Elle tente actuellement de vérifier 17.031 autres cas présumés.
Par ailleurs, 7.403 personnes auraient été gravement blessées lors de la répression brutale menée par les forces de sécurité, tandis que 40.887 ont été arrêtées.
Les activistes ont souligné à plusieurs reprises que la vérification du nombre de morts prend du temps, notamment en raison de la coupure d’internet mise en place par les autorités iraniennes il y a trois semaines.
Les autorités ont officialisé 3.117 morts, dont plus de 2.400 tués lors d' » activités terroristes », selon l’ambassadeur iranien à Genève.
Téhéran a accusé Israël et les États-Unis d’être à l’origine des manifestations, les rendant responsables des nombreux morts, sans fournir de preuves.