“Le Mage du Kremlin” d’Olivier Assayas
“Le Mage du Kremlin” est l’adaptation du best-seller de Giuliano da Empoli. Olivier Assayas en a co-écrit le scénario avec Emmanuel Carrère. En un peu moins de 2h30, on traverse trente ans d’histoire de la Russie, depuis l’effondrement de l’URSS au début des années 90, jusqu’en 2019.
Trente ans d’histoires racontées, parfois avec la reconstitution d’archives et surtout à travers les révélations de Vadim Baranov, personnage très présent à l’image autant qu’en voix off. Baranov fut d’abord un homme de spectacle : metteur en scène de théâtre d’avant-garde, puis producteur de télé-réalité, avant d’être le conseiller d’un agent du FSB qui s’appelle Vladimir Poutine. Baranov est l’homme de l’ombre qui va façonner l’avènement de la nouvelle Russie et l’ascension de Poutine. Au milieu d’un monde essentiellement masculin, sa compagne Ksenia n’est dupe de rien.
Paul Dano, visage poupin et voix douce est Vadim Baranov, Alicia Vikander est Ksenia et Jude Law interprète Vladimir Poutine.
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“Hamnet” de Chloé Zhao
La distribution réunit Paul Mescal, dans le rôle de William Shakespeare et Jessie Buckley dans celui d’Agnès, son épouse.
Une nouvelle fiction autour de la vie de Shakespeare, adaptée d’un roman de la britannique Maggie O’ Farrell. Ça commence par l’histoire d’amour entre William et Agnès, qui ont trois enfants dont des jumeaux et l’un d’eux Hamnet, meurt à l’âge de 11 ans. La mort d’Hamnet fait vaciller le couple et Shakespeare quitte le foyer pour écrire et monter “Hamlet”, à Londres. Au-delà du lien entre la mort de cet enfant et l’écriture de la pièce, le film adopte le point de vue d’Agnès Shakespeare et se concentre sur son deuil à elle.
L’actrice irlandaise Jessie Buckley a déjà été récompensée aux Golden Globes pour ce rôle et on la dit favorite pour l’oscar de la meilleure actrice.
“L’affaire Bojarski” de Jean-Paul Salomé
Jan Bojarski est un homme qui a bel et bien existé et “qui fit trembler la banque de France”, comme le dit l’affiche du film. Nous sommes dans la France des années 40. Bojarski – Reda Kateb à l’écran – est un ingénieur polonais, il a fui les prisons hongroises et fabrique des faux papiers pour qui en a besoin. Après-guerre, Bojarski tente de placer ses inventions visionnaires – le gars a par exemple l’intuition du stylo à bille – mais toutes ces inventions sont refusées et non brevetées. Bojarski n’a pas la nationalité française et les patrons qu’il rencontre lui accordent peu de crédit.
Il va alors mener une double vie. Bon père de famille rangé des voitures auprès de son épouse, incarnée par Sarah Giraudeau, et faussaire génial de billets de banque. Mais l’inspecteur Mattéi, joué par Bastien Bouillon, entre dans la danse pour le démasquer.
“Furcy, né libre” d’Abd d’Al Malik
Après, “Ni Chaînes, ni maîtres” de Simon Moutaïrou, c’est l’un des rares films français à traiter de la mémoire de l’esclavage. L’histoire se déroule à La Réunion, qui s’appelait alors l’île Bourbon. Furcy Madeleine, interprété par Makita Samba, est le fils d’une esclave, qui ignorait avoir été affranchie lorsqu’elle le mit au monde. En 1817, Furcy décide d’engager une bataille judiciaire pour la reconnaissance de son statut d’homme libre.
Les défenseurs de l’infamie du code noir et les partisans de l’abolitionnisme s’affrontent, notamment à travers deux personnages, Joseph Lory, ancien maître de Furcy, joué par Vincent Macaigne et Gilbert Boucher – Romain Duris à l’écran – qui va devenir l’avocat de Furcy. C’est en partie un film de procès, qui met donc en valeur le verbe et le poids des mots. Le film est librement adapté du roman de Mohammed Aïssaoui, intitulé “L’affaire de l’esclave Furcy”.
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“Diamanti” de Ferzan Özpetek
Film dont la sortie en France est annoncée comme suit : “Le phénomène italien aux 2 millions de spectateurs”.
Les Diamanti – donc les diamants, en français dans le texte – ce sont les actrices réunies à Rome par un réalisateur, à savoir Ferzan Özpetek lui-même. Il le leur dit, “vous êtes mes diamants. Et avec vous, je vais réaliser un film sur le pouvoir des femmes.” On est alors projeté dans les années 70, au cœur d’un atelier de costumes – magnifiques – pour le théâtre et le cinéma.
Chacune des actrices interprète le rôle pour lequel elle a été engagée : la patronne de l’atelier, qui met tout le monde sous pression, la star narcissique et les employées, dont le film détaille plus ou moins la vie. L’une est confrontée à des violences conjugales, l’autre est une rebelle, une troisième amoureuse. Nous sommes donc dans le registre de la comédie dramatique et du mélodrame.
Les coups de cœur :
- Jean-Marc Lalanne : le film « Un jeune homme de bonne famille » de Sebastien Lifshitz sur arte.TV
- Murielle Joudet : les mémoires de Robert Evans, éditions Séguier
- Pierre Murat : réhabilitation d’un cinéaste : Mitchell Leisen (coffret de 10 films), édité par Elephant Films
- Charlotte Lipinska : le film en salles « Amour Apocalypse » réalisé par Anne Émond
- Rebecca Manzoni : le podcast “Ecouter le cinéma” sur Arte Radio. Une série de 5 épisodes, entièrement dédiée au son dans les films, avec les témoignages de celles et ceux qui le fabriquent. Réalisé par Laetitia Druart et Samuel Hirsch.