La plaque mémorielle a été dévoilée samedi 24 janvier au sud de la ville en présence de Nadia Matoub son épouse.

Lounès Matoub, chanteur, poète et militant kabyle, a désormais une plaque à son nom à Montpellier. Elle a été dévoilée, samedi 24 janvier, au sud de la ville, en présence du maire Michaël Delafosse, de Nadia Matoub son épouse et de Nadir Bettache, président de l’association Identité Partage.

Assassiné en 1998

Tour à tour, chacun a pris la parole pour rendre hommage à l’artiste qui a consacré sa vie à la défense de la liberté, la laïcité et des droits fondamentaux. Il s’est opposé avec courage à l’autoritarisme et au fanatisme religieux. Malgré les menaces, un enlèvement en 1994 et la violence de guerre civile algérienne, il n’a jamais renoncé à s’exprimer. Assassiné en 1998, il demeure un symbole de résistance, de dignité et de liberté, dont l’œuvre et le message continuent d’inspirer bien au-delà de la Kabylie.

« Donner son nom à une rue, un acte fort

Défenseur de la laïcité, Michaël Delafosse a rappelé l’importance d’inscrire le nom de Lounès Matoub dans l’espace public. « Donner son nom à une rue est un acte fort, à la fois mémoriel et politique, qui affirme les valeurs républicaines portées par Montpellier. Ville attachée à la résistance et à l’oppression, Montpellier inscrit ainsi Lounès Matoub dans une histoire universelle du courage et de la liberté. »