Hausse mutuelle 2026 : pourquoi le gel des cotisations change
tout

Votre échéancier de complémentaire santé a
grimpé en janvier, alors que la loi a acté un gel des
tarifs
pour 2026. Le texte est limpide : « pour l »année
2026, le montant de ces cotisations ne peut être augmenté par
rapport à celui applicable pour l’année 2025 », précise
l’article 13 de la LFSS 2026, cité par MoneyVox.
Pourtant, des hausses se sont matérialisées chez de nombreux
assurés. Les tarifs annoncés par plusieurs organismes tournent
entre 3 % et 4 %. De quoi interroger.

Face à ce décalage, l’UFC Que Choisir diffuse
un courrier type pour contester les hausses et réclamer une
régularisation. Elle dénonce des pratiques : « De nombreux
organismes appliquent des hausses en invoquant des prétextes
infondés pour ne pas modifier leurs échéanciers », explique l’UFC
Que Choisir. En parallèle, des acteurs contestent la mesure,
estiment qu’elle serait inconstitutionnelle et évoquent une
QPC. Le bras de fer est lancé. La suite se joue au
niveau de votre contrat.

Vérifier votre hausse et préparer la réclamation de
remboursement

Avant toute chose, comparez noir sur blanc votre avis d’échéance
2025 et celui de 2026, ainsi que les prélèvements de décembre et de
janvier. Regardez le montant global à garanties identiques, sans
vous laisser distraire par un changement de présentation. Si votre
hausse mutuelle 2026 dépasse le niveau payé en
2025, vous pouvez enclencher une contestation. Conservez copies,
captures d’écran et mails : ces pièces cadrent la chronologie et
sécurisent la suite.

Écrivez à votre organisme (courrier ou espace client) en citant
l’article 13 de la LFSS 2026. Exposez vos montants
2025/2026, qualifiez la hausse d’illicite au regard du gel et
demandez la régularisation sous quinze jours,
ainsi que le remboursement du
trop-perçu déjà encaissé. Mentionnez que votre
niveau de garanties n’a pas changé, le cas échéant. En contrat
collectif d’entreprise, signalez aussi la situation à vos RH ou
représentants du personnel.

UFC Que Choisir, délais et positions des mutuelles

Le modèle de lettre de l’UFC est prêt à l’emploi : il vous
suffit de renseigner vos références et les montants. Surtout,
l’association rassure : « Pas d’inquiétude, l’organisme ne peut
résilier le contrat que si vous arrêtez de payer vos cotisations.
Le seul prétexte que vous revendiquez une stagnation du prix pour
l’année ne suffira pas », souligne l’UFC Que Choisir. L’objectif est
clair : envoyer un signal massif et obtenir une mise à jour des
échéanciers.

En face, plusieurs organismes ont déjà indiqué qu’ils ne
respecteraient pas le gel, en soutenant qu’il serait inapplicable
ou adopté trop tard. Un recours via Question prioritaire de
constitutionnalité
pourrait être déposé, avec une
procédure qui prendra des mois. Autre ligne de défense avancée par
certaines mutuelles : les hausses seraient « structurelles »
(vieillissement des assurés, revalorisation des honoraires, hausse
des coûts des soins) et non liées au contexte budgétaire. L’issue
n’est donc pas immédiate.

QPC, illégalité contestée : avez-vous
intérêt à agir maintenant ?

Oui, car votre demande crée un dossier daté et argumenté. Tant
qu’aucune décision n’a tranché, la règle écrite reste le gel 2026
au niveau 2025. En pratique, continuez de payer les
cotisations durant le litige pour éviter toute
résiliation et multipliez les échanges écrits. S’il y a
remboursement, il interviendra après régularisation du contrat,
parfois en ajustant les prélèvements des mois suivants.

Si votre mutuelle refuse ou ne répond pas, relancez par écrit et
joignez à chaque envoi vos justificatifs. L’UFC appelle aussi à
témoigner pour documenter les pratiques et peser collectivement.
Reste une réalité : l’obtention d’un remboursement
n’est pas garantie à court terme, la QPC pouvant rebattre les
cartes. Mais au vu des hausses moyennes de 3 % à 4 % et du cadre
légal, engager la procédure peut faire bouger votre échéancier. Et
parfois, rendre l’argent.