“La relation germano-italienne a longtemps été éclipsée par le couple franco-allemand, ainsi que par le lien [germanique] avec la Pologne”, annonce le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung. Mais, ces derniers temps, la République fédérale semble se détourner de ces partenaires privilégiés : elle envisagerait désormais de devenir “le meilleur partenaire économique” de Rome.

Il s’agit d’un véritable revirement. Lorsqu’il est arrivé au pouvoir, il y a moins d’un an, rappelle la Süddeutsche Zeitung, le chancelier conservateur Friedrich Merz “faisait du renforcement de l’amitié franco-allemande une des priorités de sa politique étrangère”. Il estimait que son prédécesseur, le social-démocrate Olaf Scholz, avait négligé Paris. Un plan d’action économique franco-allemand avait rapidement été annoncé, afin de montrer la détermination de Berlin à resserrer les liens avec son voisin.

“Mais cet enthousiasme a fait long feu, estime le titre de gauche munichois. Après une série de désaccords et de déceptions, Emmanuel Macron, très affaibli au plan intérieur, n’est plus le partenaire privilégié du chancelier allemand.” Le chef du gouvernement allemand se tourne aujourd’hui vers un pays politiquement stable depuis l’arrivée au pouvoir de la dirigeante d’extrême droite Giorgia M