De loin, ce sont quelques drapeaux iraniens qui flottent sur la place Stanislas à Nancy. Mais à y regarder de plus près, le symbole qui figure au milieu des bandes vertes, blanches et rouges n’est pas celui de la république islamique. Il a été remplacé par le lion armé d’un sabre qui était en vigueur du temps du shah d’Iran.

C’est aussi et surtout l’occasion de réclamer le retour au pouvoir du fils du shah. Les manifestants brandissent un portrait de lui et hurlent son nom : « C’est le dernier combat ! Pahlavi reviendra ! »

Ils ne sont toutefois qu’une cinquantaine à avoir bravé le froid pour prendre position au pied de la statue de Stanislas, face à l’hôtel de ville. Campagne municipale oblige, il y a beaucoup de politiques, dont les deux principaux candidats à la mairie, venus afficher leur solidarité avec le peuple iranien.

Peu de citoyens lambda en revanche. « Notre cause n’attire malheureusement pas trop de monde », déplore au micro la porte-parole du mouvement, Hengameh Yahyazadeh.

Cette jeune femme de 28 ans a fui l’Iran avec ses parents en 2016. Elle attribue cette désaffection à la peur du régime qui dissuaderait la diaspora iranienne de sortir dans la rue, même en France.

Peut-être aussi que la figure politique de Reza Pahlavi, dont le père était loin d’être un amoureux fou de la démocratie, n’emballe pas non plus les foules.