La voix est calme et le discours mesuré. Pas de sanglots, pas de pathos. Durant un quart d’heure de conversation téléphonique, Philippe, un Mosellan du secteur de Forbach (Moselle), âgé de 54 ans, livre son sentiment sans excès. Le quinquagénaire a pourtant perdu son fils, Gauthier, il y a deux mois, dans des circonstances particulièrement dramatiques.
Il avait 19 ans, il était étudiant en médecine à Nancy et, dans la nuit du mercredi 19 au jeudi…