Par

Glenn Gillet

Publié le

25 janv. 2026 à 19h03

Attablés autour de leur première pinte de bière à quelques mètres de la piste de l’hippodrome de Paris-Vincennes, vers 11h30, Noah, Clément et Alexandre ont le sourire. Ces trois jeunes de 20 ans originaires de Paris et de l’Oise se réjouissent du beau programme qui les attend en ce dimanche 25 janvier 2026 : ils sont venus assister à la 105e édition du Prix d’Amérique, épreuve mythique du trot attelé mondial.
Si l’âge moyen des amateurs de courses et de paris hippiques se situe plutôt autour de 50 ans, selon les statistiques, les hippodromes mettent le paquet pour rajeunir la moyenne d’âge de leurs spectateurs, à l’image de l’invitation du chanteur Gims à Vincennes ce dimanche, où plusieurs jeunes rencontrés par actu Paris racontent s’être récemment pris de passion pour le turfisme.

Proximité, convivialité…

« C’est sûr que les groupes de jeunes de 20 ans, à part nous, on peut vraiment les chercher parce qu’il n’y en a pas des masses », reconnaît Clément, qui habite du côté du château de Chantilly (Oise). Comme Noah, il a acquis son goût des courses hippiques auprès d’Alexandre, qui le tient lui-même de son père, professionnel dans le milieu.

Ils expliquent avoir été conquis il y a moins de deux ans. Clément lors de sa première journée à l’hippodrome de Chantilly, qui borde le château, et Noah lorsqu’il a travaillé un été à l’hippodrome de Deauville. « J’aime la possibilité d’avoir une proximité avec tous les gens qui travaillent sur place, le cadre qui change beaucoup de la ville… et puis l’alcool, parce que c’est aussi très convivial », plaisante le jeune Parisien. Ce dimanche, ils ont prévu de parier un peu mais comptent rester raisonnables : « Je reste sur des PMU classiques, à 2 ou 3 euros », partage Clément. « Moi je comprends toujours rien aux cotes », confie Noah.

« On a pu rencontrer des gens qui ont pris le temps de nous expliquer »

Assises en bas des gradins à quelques mètres de là, Laurine et Aurore, 23 et 24 ans, toutes deux palefrenières, sont venues du Val-d’Oise pour assister à la course. « On s’ennuyait, on ne savait pas quoi faire et on a commencé à aller à l’hippodrome d’Enghien. L’été où on a commencé, on y allait quasiment tous les jours », raconte Laurine.

En janvier 2025, elles décident « par curiosité » de venir à Vincennes pour le Prix d’Amérique. L’expérience leur a tellement plu qu’elles ont remis le couvert cette année. « Dans un hippodrome, l’ambiance est vraiment cool, on a pu rencontrer des gens qui ont pris le temps de nous expliquer comme ça se passait », explique Laurine. Tout comme Noah, les deux amies avaient déjà mis le Prix d’Amérique sur leur agenda avant que la performance d’ouverture de Gims ne soit annoncée. « C’est un truc en plus ! », résume Laurine.

40 000 spectateurs étaient attendus ce dimanche à l’hippodrome de Vincennes. L’après-midi a d’abord été marqué par plusieurs problèmes de son au concert de Gims, l’artiste décidant finalement d’achever son show plus tôt que prévu. Mais le reste de la programmation a pu se tenir comme prévu, avec en point d’orgue la victoire surprise du cheval Hokkaido Jiel et de son driver Franck Nivard.

Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.