Un premier roman qui se lit vite, comme les rockers de l’époque vivaient vite. Et mourraient souvent jeunes. La lecture est à l’image de l’excitation du personnage principal qui se retrouve, par la magie du fantastique, à New York en 1974.

Emporté par la playlist (chaque chapitre porte le nom d’une chanson, et le titre du livre est tiré d’un morceau de Blondie), le lecteur plonge dans un conte rythmé et haletant, comme un rêve éveillé, qui mêle pure fiction, vécu romancé et histoires vraies.

Notamment celle du point de départ du livre : le concert du groupe Television au CBGB en 1974 qui transforma le paysage musical mondial. Pour son auteur, Stéphane Signoret, érudit en matière rock, lui-même musicien (Neurotic Swingers, Pleasures) et cofondateur du café-disquaire Lollipop à Marseille, cet événement est précurseur : il annonce l’explosion du punk rock à New York.

Comme si l’auteur y était

« Qu’est-ce qui se serait passé si ce concert n’avait pas eu lieu ? », s’interroge le personnage, sorte de double de l’écrivain, qui n’a pas assouvi son fantasme de vivre dans la Big Apple. Comme lui, Stéphane Signoret en a rêvé. Il est allé plusieurs fois à New York de 1999 à 2005, avant de n’y retour…