Tout a certainement été dit sur Paul Cezanne – enlever l’accent de son patronyme semble désormais faire consensus, en fidélité à la manière qu’avait l’intéressé de l’écrire et ainsi que le souhaitent ses descendants, la prononciation, elle, ne change pas. Il suffirait presque de mettre son nom sur une affiche pour faire événement. Et pour cause, figure incontournable de l’art moderne, il reste « leur père à tous », rappelle volontiers la Fondation Beyeler en citant Picasso.

Mais que montrer ? Ulf Küster, conservateur et commissaire de l’exposition, a choisi de resserrer le propos sur les dernières années du peintre, à partir du milieu des années 1880. Une…