CHRONIQUE – Le déficit des finances publiques prévu pour 2026 représentera 3614 euros en moyenne pour chacun des 41,5 millions de foyers fiscaux.

Nous avons un budget. « Habemus legem », comme on dit au Vatican. Mais ce fut bien plus laborieux que le conclave élisant le pape Léon XIV au printemps 2025. Il aura fallu quatre mois pour pondre le projet de loi de finances (PLF) 2026 sur lequel le gouvernement a engagé sa responsabilité, en recourant à l’article 49.3 de la Constitution, contrairement à la promesse initiale du premier ministre. Dans sa lettre de présentation du texte aux parlementaires, Sébastien Lecornu qualifie de « redressement des comptes publics » le déficit global de l’État et des autres administrations « qui sera de 5 % (du PIB) en 2026 contre 5,4 % en 2025 ». Il en oublie de dire que le trou dépassera la barre des 150 milliards d’euros. Soit 3 614 euros en moyenne pour chacun des 41,5 millions de foyers fiscaux.

Comparé aux revenus annuels des Français, le déficit des comptes publics, qui avait culminé à 9 % du PIB en 2020, l’année de la pandémie de Covid et du malencontreux « quoi qu’il en coûte »…

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Le Figaro

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