Laurence Ferrari (ici en octobre 2024) devient la troisième figure de CNews à s’exprimer sur le maintien de Jean-Marc Morandini après sa condamnation définitive.

SERGE TENANI / Hans Lucas via AFP

Laurence Ferrari (ici en octobre 2024) devient la troisième figure de CNews à s’exprimer sur le maintien de Jean-Marc Morandini après sa condamnation définitive.

Ce dimanche 25 janvier, Laurence Ferrari est devenue la troisième figure de CNews à s’exprimer publiquement sur le maintien à l’antenne de Jean-Marc Morandini, condamné définitivement pour corruption de mineurs. Une prise de parole personnelle, qui s’ajoute à celles de Sonia Mabrouk et de Pascal Praud.

« En tant que femme et mère de famille, je me sens interpellée au-delà du plan professionnel par la situation que nous vivons à CNews », déclare la journaliste au Parisien. Elle évoque notamment son engagement en faveur des plus vulnérables et contre les violences sexuelles et sexistes, expliquant vouloir dire à ceux qui en sont victimes qu’elle se tient « à leurs côtés ».

Pour autant, Laurence Ferrari exclut toute rupture avec sa chaîne. Elle affirme ne ressentir « aucun malaise » et insiste sur sa « loyauté professionnelle totale ». À la question d’un retrait de Jean-Marc Morandini, la réponse est sans ambiguïté : elle ne formule aucune demande et dit ne pas être dans cette logique.

Pas d’interdiction d’exercer

La journaliste reconnaît vouloir éviter que le sujet ne s’impose en permanence à l’antenne. « Il faut que nous puissions faire notre travail en toute sérénité », explique-t-elle, alors que s’ouvre une période électorale durant laquelle les journalistes de la chaîne pourraient être régulièrement interpellés sur cette affaire.

Laurence Ferrari rappelle aussi un élément central du débat : la condamnation de Jean-Marc Morandini, rendue définitive le 15 janvier par la Cour de cassation, ne s’accompagne pas d’une interdiction d’exercer. L’animateur, reconnu coupable pour des messages à caractère sexuel adressés à trois adolescents entre 2009 et 2016, reste à l’antenne de son émission quotidienne sur CNews. Il a par ailleurs indiqué envisager un recours devant la Cour européenne des droits de l’homme.

Plus tôt cette semaine, Sonia Mabrouk était la première figure de la chaîne à prendre publiquement ses distances, après avoir été interpellée à l’antenne par le député socialiste Jérôme Guedj. Elle avait reconnu son trouble, tout en renvoyant la décision au seul ressort de la direction. « Votre question est légitime, j’avoue que je n’en dors pas depuis plusieurs jours », avait-elle répondu, tout en disant son « respect pour (sa) direction ».

Samedi, Pascal Praud lui avait apporté son soutien sur X, affirmant qu’il aurait tenu des propos similaires. « J’exprime ici toute ma solidarité à Sonia. Elle a trouvé les mots justes. J’aurais pu prononcer quasiment les mêmes paroles. »