Après le succès de Toulon face à Montpellier (30-27), le demi de mêlée s’est confié, en conférence de presse, sur cette victoire étriquée des siens. À quelques jours d’aller à Marcoussis, il s’est également exprimé sur ses perspectives avec l’équipe de France.
Quels sentiments prédominent après ce succès ?
Il y a de la joie, mais on ne le montre pas trop, car nous sommes un peu déçus du match dans la globalité. On a fait preuve de caractère. On a couru après le score pendant une période, voire un peu plus. On a le mérite, encore une fois, de ne rien lâcher. Il faut qu’on soit bien meilleurs, surtout quand on court derrière le score. Il faut que l’on soit meilleurs, plus pragmatiques. Nous sommes partis dans tous les sens, lors de certains moments. Il faut que l’on soit plus structurés dans ce que l’on fait. On s’est mis dans la difficulté.
L’adversité était quand même d’un très bon niveau…
Bien sûr. Je n’enlève rien à Montpellier. Ils ont fait un gros match, ils ont été costauds notamment les mauls pénétrants. Ils nous ont mis à la faute dans des zones où l’on a été contraints de défendre des mauls portés dans nos 22 mètres. Il faut qu’on soit plus disciplinés dans certaines zones. Il y a aussi eu des maladresses. On a été brouillons lors de certains moments. Nous avions comme consignes de mettre du rythme et de la vitesse. On les a mis en difficulté. On n’a pas beaucoup été récompensés, alors qu’ils étaient, à mon sens, souvent à la faute quand nous mettions notre jeu en place. Globalement, il faut être plus tueur.
Vous êtes l’une des rares équipes à ne pas avoir perdu à la maison. Est-ce un gros point fort de votre saison ?
Oui, mais c’est quelque chose de fragile. Sur la fin du match, on aurait pu le perdre ou faire match nul. Ils ont fait le choix d’aller en touche. Nous n’avons rien lâché, nous avons eu du caractère. C’est bien, il faut le garder, mais il faut être bien meilleur dans ce que l’on propose. On a trop de déchet et de maladresse. La discipline a fait défaut dans cette rencontre. Il faut être meilleur. Les victoires à domicile sont quelque chose de fragiles. Il y a eu des victoires à l’extérieur dans ce week-end. Là, on apprécie juste de gagner ce match.
Comment avez-vous géré le report de cette rencontre ?
On a tous le souvenir du match contre La Rochelle. Je n’avais jamais vu ça. Il y avait de l’eau partout dans le stade. Il faut aussi penser à la sécurité des gens. Avec ce qu’il s’était passé, ils ont été vigilants à cela. Il faut faire attention à tout le monde. Il ne faut pas mettre les gens en danger. C’était la meilleure des choses. Honnêtement, je pense qu’il y a quelque chose à Toulon… On ne jouera jamais le samedi (rires) ! Plus sérieusement, la sécurité avant tout. Sur le début d’après-midi, nous sommes allés à l’entraînement. On a mangé ensemble. L’après-midi, j’ai profité de mon fils, car je vais m’en aller dans pas très longtemps.
Justement, comment vous sentez-vous avant d’aller rejoindre l’équipe de France ?
Je me sens bien. Je suis content de ne pas avoir eu un problème physique. Je ne ressens plus de soucis par rapport à ce que j’avais il y a encore quelques semaines (un pépin à une cuisse, NDLR). C’est très bien, car c’est un endroit particulier pour les buteurs. Je me sens plutôt en jambes, notamment sur la première période. En seconde période, j’ai été un peu plus moyen avec des jeux au pied approximatifs. À l’image de l’équipe, je me suis repris vers la 50e minute. Je dois être meilleur, je dois mieux cadrer les choses dans ces moments. J’ai manqué une passe au pied vers Mathis (Ferté) et ce n’était pas bien joué. Nous étions dans les 22 mètres, je devais conserver la continuité et conserver la vitesse. Je pense beaucoup à cette action, et j’en oublie le positif. Pierre (Mignoni) m’avait demandé de mettre du rythme. Je devais jouer les pénalités rapidement en début de match. On voulait mettre du rythme. C’est bien, mais ça pouvait être mieux.
Dans quelle optique allez-vous rejoindre Marcoussis ?
J’ai beaucoup d’appétit. Je le vis comme si ce sont mes premières et mes dernières à la fois. J’ai toujours de l’appétit de revenir avec les Bleus quand on fait appel à moi. C’est comme si c’était la première fois. Mais, je sais très bien qu’avec ma position et les blessures, il faut que je profite de chaque instant. Je reste compétiteur, et je vais tout donner pour cette équipe. Je suis assuré de rien. J’y monte, et on verra ce que le staff me demandera. J’ai de l’appétit et du positif à amener.