Ligue 1 (19e journée). Stade Brestois – Toulouse : 0-2
La seconde période, dimanche contre Toulouse, a rappelé par certains aspects le match aller face à Lyon (0-0), lorsque Corentin Tolisso et ses coéquipiers, rapidement réduits à dix, avaient choisi de cadenasser la rencontre pour éviter que la rencontre s’emballe. À une différence près. De son côté, Toulouse est resté à onze pendant 90 minutes et s’est montré suffisamment efficace pour s’imposer (2-0).
« Tu écrases le pied d’un joueur, tu as l’impression qu’il a été amputé »
De quoi nourrir l’exaspération d’Éric Roy après la rencontre. « Sur un match comme ça, qu’est-ce que tu veux faire ? Nous, on veut revenir au score, jouer rapidement. Les autres ne veulent pas. Qu’est-ce qu’on fait, à part demander à l’arbitre d’appliquer les lois du jeu ? », regrettait-il, avant d’enchaîner : « En deuxième période, on a joué 25 ou 30 minutes de temps effectif, puis cinq minutes derrière. À partir de là, tu ne peux plus faire grand-chose. »
Conscient aussi des manquements de son équipe avec une première période complétement ratée, l’entraîneur brestois n’a pas manqué de déplorer l’évolution du football. « On tombe sur des équipes matures, intelligentes, comme Lyon ou Toulouse. Tu passes à côté, tu as l’impression qu’ils sont morts… Très bien, c’est le football d’aujourd’hui. »
Souvent inspiré sur le sujet, Eric Roy a poursuivi en regrettant l’influence, parfois excessive, de la VAR sur les décisions arbitrales. « Tu écrases le pied d’un joueur, tu as l’impression qu’il a été amputé et tu prends des cartons rouges. À mon époque, j’en écrasais des pieds. Heureusement, sinon je n’aurais pas beaucoup joué aujourd’hui. Plus tu cries, plus tu as de chances d’obtenir un coup franc. Les images prennent le pas sur l’intensité et l’analyse globale du jeu. Ça casse le rythme, il n’y a que des fautes et des arrêts de jeu, a détaillé le technicien brestois. C’est catastrophique, c’est le football 5.0. »