Privé de banc de touche mais présent en tribune, Bruno Genesio a assisté, impuissant, à la cinquième défaite consécutive toutes compétitions confondues de son LOSC. Encore battu dimanche soir par Strasbourg (1-4), lors du choc de clôture de la 19e journée de Ligue 1, Lille ne parvient pas à relancer la machine. Une situation difficile à vivre pour Olivier Giroud.
« Il y avait un vestiaire abattu », confirme l’attaquant des Dogues au micro de Ligue 1 +. « Il y a de la fatigue, physique et mentale. (…) Dans ces moments, il faut rester soudés. C’est tous ensemble qu’on s’en sortira. J’espère que le public est derrière nous. J’ai eu un sentiment mitigé sur ce que j’ai entendu. Tout le monde au club doit se serrer les coudes, les joueurs, le staff et tous nos supporters. C’est tous ensemble qu’on remontera la pente. »
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« Il y a une perte de confiance. C’est humain »
Au-delà du collectif décevant, c’est aussi individuellement que les Lillois ont péché face à des Alsaciens qui ne se sont pas privé de sanctionner les incompréhensions derrière. « Dans ces périodes, tu réfléchis beaucoup, tu fais moins les choses naturellement. Il y a une perte de confiance. C’est humain. Il y a de nombreuses explications », concède Giroud, qui ne veut pas se reposer sur le grand nombre d’absents (Hamza Igamane, Benjamin André, Ousmane Touré, André Gomes, Marc-Aurèle Caillard, Nabil Bentaleb) ce dimanche dans les rangs de son équipe.
« Il faut faire le dos rond, être très solidaires », embraye Genesio, coach déçu mais pas encore résigné par la cinquième place du LOSC. « Dans ces moments, l’être humain peut chercher à se déresponsabiliser. Il faut rester ensemble, être forts mentalement. Ce sont des situations difficiles à vivre. On a un match jeudi (en Ligue Europa), c’est une chance. C’est un match où on devra aller chercher notre qualification. Ça peut être une bascule dans une spirale plus positive. »
A l’image de Bruno Genesio, Olivier Giroud voulait rester « positif » malgré tout et croire en des jours meilleurs. « Perdre 4-1 à la maison, c’est dur mais il faut se relever. (…) Il y a deux options: soit on met la tête dans le guidon et on s’enfonce, soit on se relève. Ce n’est pas l’habitude de la maison de baisser les bras. On va aller de l’avant. »