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Le document américain
sur les garanties de sécurité pour l’Ukraine est entièrement
prêt et Kyiv attend la date et le lieu de sa signature, a
déclaré dimanche le président ukrainien Volodimir Zelensky,
indiquant que les pourparlers du week-end avec la Russie à Abou
Dhabi avaient progressé.

« Pour nous, les garanties de sécurité sont avant tout des
garanties de sécurité de la part des Etats-Unis. Le document est
prêt à 100% et nous attendons que nos partenaires confirment la
date et le lieu où nous le signerons », a-t-il dit lors d’une
conférence de presse organisée à l’occasion d’une visite à
Vilnius, la capitale lituanienne.

« Le document sera ensuite envoyé pour ratification au
Congrès américain et au Parlement ukrainien », a-t-il ajouté.

Vendredi et samedi, les négociateurs ukrainiens et russes
ont tenu leur première réunion trilatérale avec les médiateurs
américains à Abou Dhabi afin de discuter du cadre proposé par
Washington pour mettre fin à la guerre qui dure depuis près de
quatre ans. Aucun accord n’a cependant été conclu.

Moscou et Kyiv se sont tous deux toutefois déclarés ouverts
à la poursuite du dialogue et d’autres discussions devraient
avoir lieu dimanche prochain à Abou Dhabi, a déclaré un
responsable américain à la presse immédiatement après les
pourparlers du week-end.

« (À Abou Dhabi), le plan (américain) en 20 points et les
questions problématiques ont été abordés. Il y avait beaucoup de
questions problématiques, mais maintenant il y en a moins », a
déclaré Volodimir Zelensky.

Selon le président ukrainien, Moscou veut faire tout ce qui
est en son pouvoir pour que Kyiv abandonne les régions
orientales du pays que la Russie n’a pas réussi à conquérir
depuis son invasion massive. Mais Kyiv, a-t-il dit, n’a pas
varié de position, continuant de revendiquer la préservation de
son intégrité territoriale.

« Il s’agit de deux positions fondamentalement différentes,
celle de l’Ukraine et celle de la Russie. Les Américains
essaient de trouver un compromis », a-t-il souligné, ajoutant que
toutes les parties doivent être prêtes à faire des compromis, y
compris les Américains.

(Reportage Pavel Polityuk à Kyiv et Andrius Sytas à Vilnuis;
version française Claude Chendjou)