Le projet d’incinérateur à déchets CSR s’est déjà invité dans la campagne des municipales à Montpellier. Quels sont ses partisans et ses détracteurs parmi les candidats déclarés ?

Alors que tous les candidats aux municipales ne se sont pas encore déclarés, le projet de chaudière CSR sur le site de l’unité de méthanisation Amétyst est au cœur des débats. C’est déjà un des thèmes forts de la campagne et fait déjà office de véritable marqueur sur la question de l’environnement et de la santé publique.

Ils sont contre le CSR

Parmi les candidats déclarés, sans surprise, la tête de liste écologiste du Printemps montpelliérain, Jean-Louis Roumégas, est contre, considérant que le CSR sera plutôt une chaudière à plastiques puisqu’il est prévu que cet incinérateur brûle plusieurs dizaines de milliers de tonnes de déchets par an non recyclables, dont du plastique. Ce qui reste d’être une véritable bombe à retardement en termes de santé publique. Une position que partagent Isabelle Perrein, la tête de liste d’Aimer Montpellier, et Mohed Altrad.

Michaël Delafosse pour le CSR

Du côté des partisans, le maire sortant et de nouveau en lice, Michaël Delafosse, n’a pas changé sa position : c’est oui au CSR pour mettre un terme au coût exorbitant de l’exportation des déchets non méthanisables vers d’autres sites et au trafic sur les routes de plus de 4 000 camions pour aller enfouir ou brûler une partie de ces déchets ailleurs. Quant à la tête de liste LFI, Nathalie Oziol, elle se retrouve prise entre deux feux. D’un côté elle ne peut discréditer son suppléant René Revol, qui porte ce projet pour la métropole. De l’autre, la candidate ne peut trahir les priorités des Insoumis de réduction des déchets à la source. La tête de liste du Printemps montpelliérain Jean-Louis Roumégas en fait de plus une condition sine qua non avant une éventuelle fusion de leur liste respective.