L’année 2026 débute sur une mauvaise note avec l’annonce le 15
janvier dernier de la baisse du taux du livret A
par le ministre de l’Économie Roland Lescure. Au 1er février 2026,
le placement préféré des Français passera de 1,7 % à 1,5
%. De quoi faire grincer les dents des épargnants qui
voient dans le livret A
un placement de moins en moins attractif. Mais face à ce recul,
un concurrent tire son épingle du jeu. Il s’agit de
l’assurance-vie.
Comme chaque année, les banques et les assurances dévoilent
les performances de leurs contrats. Tous les
chiffres ne sont pas encore connus pour le moment, mais le 19
janvier dernier, l’Afer, qui compte plus de 750 000 adhérents et
est souvent considérée comme « la boussole du marché »,
selon la rubrique RMC Conso de BFMTV, a dévoilé les
taux de ses différents contrats. De quoi donner une bonne idée de
la tendance avant la publication d’une moyenne
officielle.
En 2026, le livret A chute tandis que les assurances-vie
explosent
Pour 2025, les fonds en euros auraient rapporté en moyenne
2,65 %. Une légère progression par rapport à
l’année précédente (2024) où le rendement moyen était de 2,60 %.
Alors que le livret A battait l’assurance-vie en 2024 avec un taux
de l’ordre de 3 %, l’assurance-vie a su reprendre
l’avantage en 2025. En effet, elle est devenue plus
rentable que le placement préféré des Français qui affichait un
taux moyen de 2,16 %. Résultat, beaucoup de Français ont déplacé
leur argent vers les assurances-vie devenues plus intéressantes que
le livret A .
Si l’augmentation du rendement moyen de
l’assurance-vie s’annonce certes infime, voire presque
insignifiante, ces 2,65 % représentent toutefois
le plus haut rendement des fonds euros depuis dix ans. Un
niveau historique qu’il ne faut pas regarder seul mais qu’il faut
comparer à ce qu’il se passe économiquement parlant, notamment par
rapport à l’inflation. En effet, même si le
rendement reste faible, il ne faut pas oublier qu’il bat largement
le taux d’inflation de 2025, qui était de 0,9 %. Autrement dit,
l’épargne placée sur les fonds euros a gagné en pouvoir
d’achat en 2025.
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Face au
livret A qui chute encore en 2026, les assurances-vie tirent leur
épingle du jeu !
2026 : une « année en or » pour les
assurances-vie
Et l’année 2026 devrait continuer sur cette lancée pour
l’assurance-vie. Le rendement ne devrait pas baisser par rapport à
2025, comme l’expliquait l’économiste Philippe
Crevel le 20 décembre dernier dans un communiqué du Cercle
de l’Épargne. BFMTV cite : « Avec des fonds euros dont la
rémunération profitera de la hausse des taux d’intérêt à
long terme, l’attractivité de l’assurance vie devrait
encore s’améliorer, d’autant plus que les
rendements de l’épargne réglementée sont orientés à la
baisse ».
L’économiste parle d’ailleurs d’une nouvelle « année
en or » pour l’assurance-vie. Pour profiter de cette
situation favorable, il faut toutefois avoir déjà investi dans une
assurance-vie et surtout avoir
choisi le bon contrat parmi tous ceux qui existent, soit plus
de 200 contrats sur le marché. Certains offrent de
meilleurs rendements, tandis que d’autres permettent une plus
grande souplesse ou sécurité. En bref, tous les contrats ne se
valent pas. Pour être sûr de faire le bon choix, la
performance reste le critère à privilégier.
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Shutterstock
Assurance-vie : comparez pour choisir le bon contrat en fonction de
votre éligibilité !
Des assurances-vie qui rapportent
jusqu’à 3,75 % en 2026 !
Il est indispensable de regarder de plus près les taux récents
pour chaque contrat ainsi que les rendements passés pour voir si le
contrat est stable ou variable. Par exemple, si
l’Afer a déjà communiqué ses chiffres avec un rendement de 2,65 %,
d’autres contrats font beaucoup mieux. C’est le cas par exemple des
fonds euros de La France Mutualiste qui affichent un taux de
rendement de 3,5 %, ou encore la CARAC avec 3,55 % et Ampli
Mutuelle avec 3,75 %. D’où la nécessité de comparer avant
d’investir. Attention toutefois aux conditions d’accès. Certains
contrats ne sont pas ouverts à tout le monde. Il faut donc vérifier
son éligibilité.
De plus, certains contrats d’assurance-vie ne sont pas à
100 % en support fonds euros. Si le contrat
d’assurance-vie monosupport garantit un placement
sur fonds euro uniquement, donc un choix sûr, ce n’est en revanche
pas le cas des contrats multisupports. En effet,
ces derniers constituent un choix plus risqué où l’argent est
réparti entre le fonds euros et les unités de compte. Si le fonds
euros est la partie garantie, les unités de compte sont quant à
elles placées en bourse avec donc une fluctuation des gains.
Autrement dit, les gains peuvent soit être plus élevés, soit vous
conduire à la perte. C’est pourquoi une comparaison des
contrats s’impose pour être sûr de faire le bon choix en
fonction de son profil.