Sur l’écran, des données en pagaille. Elles sont fournies de manière anonyme par une quinzaine de transporteurs de colis à éKinos, un cabinet de conseil spécialisé dans la transition énergétique, pour un atelier sur la cyclologistique – le transport de colis à vélo – organisé la semaine dernière à la Cité des transitions (4e).
Et le constat est clair : à Marseille, trois quarts des colis qui arrivent en centre-ville sont « livrables » à vélo car ils font moins de 30 kilos. Un chiffre qui laisse entrevoir le potentiel d’un secteur qui tarde à se développer, en raison du manque d’entrepôts urbains.
Le vélo, deux fois plus rapide en centre-ville
Guillaume Baudrin, à la tête d’éKinos, pilote cet atelier initié en partenariat avec l’association Amerma grâce au soutien financier de l’Ademe, l’agence de la transition écologique, ainsi que de la région Paca. Le but est lui aussi clairement affiché : « Partager entre des acteurs différents des flux de circulation et du foncier pour apaiser le cœur de ville, diminuer le temps d’attente des livreurs et des clients, et réduire la pollution », dit-il.