Des débutants, des compétiteurs, des pratiquants en loisir… tout le monde est accueilli à l’ASAND, club basé dans le 13e arrondissement de Marseille. Au gymnase Antonin-Artaud, plus précisément. Sept équipes sont engagées à différents échelons, dans l’attente de la création d’une huitième.
Aux origines
L’histoire commence en 1974. L’ASUD Marseille fusionne avec l’Amicale Notre-Dame pour donner naissance à l’AS Amicale Notre-Dame. Un club qui a longtemps été fréquenté par les Universitaires et qui, depuis, a toujours gardé son esprit familial. Sébastien Malet, président depuis 3 ans, est arrivé au club en 1994. D’abord joueur de haut niveau, il a côtoyé pendant 5 ans l’entraîneur de l’époque, un certain Jean-René Mounié (aujourd’hui directeur de la performance de la FFTT), avant de devenir lui-même entraîneur.
« C’est grâce à lui si j’ai réussi à atteindre ce niveau-là », soutient l’enfant du club. Il est épaulé par son ami Michel Franquebalme, lui aussi un ancien de l’Amicale et entraîneur. « Il était vice-champion d’Europe quand il était cadet. » S’ensuit une période riche pour le club avec l’organisation depuis près de 30 ans de l’Open de Marseille, des titres individuels et collectifs. Sans oublier, en 2014, une montée historique en Nationale 1.
Aujourd’hui
Depuis le déménagement au gymnase Antonin-Artaud survenu il y a une décennie, l’ASAND compte dans ses rangs près de 200 licenciés et aligne 7 équipes en compétition à différents échelons (N3, R1, R2, R3, deux équipes en D1, et D3). Le club a bénéficié d’un engouement monstre ces deux dernières années avec un boom de + 50% de licenciés à la suite des JO, grâce à l’épopée des frères Lebrun. « C’est une période exceptionnelle pour le tennis de table. On remercie les frères Lebrun pour ça », explique Sébastien Malet.
Pour l’anecdote, ils avaient fait forte impression en 2021, en s’illustrant lors de l’Open de Marseille 2021 organisé par le club. Le cadet, Félix, s’était même imposé sur les deux tableaux les plus prestigieux du tournoi. « Ils nous bluffaient déjà à l’époque », raconte-t-il.
En plus de la compétition, le président met un point d’honneur à ce que le club puisse accueillir petits, débutants, joueurs loisirs et compétiteurs sous un même étendard et dans une convivialité qui fait sa renommée. « L’idée, c’est que le club soit comme un lieu de vie. Une fois la porte passée, on doit pouvoir s’éclater et passer des bons moments ensemble. » Un beau succès qui n’empêche pas de conserver l’essence familiale du club. L’Amicale porte bien son nom. « Les joueurs ont passé le réveillon ensemble. L’ambiance au sein de l’Amicale est unique. Des anciens comme Jean-René reviennent de temps en temps. Il nous a d’ailleurs fait la surprise de reprendre sa licence au club. C’est l’esprit qu’il nous a inculqué qu’on essaie de retransmettre », détaille tout sourire le président.
Et demain ?
La particularité de l’ASAND ? En plus de l’esprit familial, c’est son regard tourné vers l’avenir. L’équipe première, engagée en Nationale 3, est composée de Lucas Routier (16 ans, N.1 à Marseille chez les U19 et N.4 chez les adultes), Steve Woudstra (26 ans, N.3 à Marseille) et Kelvin Bevilacqua (21 ans, N.6 à Marseille), tous trois formés et entraînés au club par Michel Franquebalme (N.1 de la ville dans sa catégorie).
Derrière ce trio, d’autres jeunes prometteurs attendent patiemment leur chance de briller. Parmi eux, Raphaël Lazard, 13 ans, arrivé l’année dernière au club, N.1 chez les U15 à Marseille, et Gabriel Kadoch, 9 ans, formé ici, faisant partie des meilleurs jeunes de la région en catégorie benjamins. Souvent, ce sont ceux qui ont choisi la discipline comme loisir qui se retrouvent en compétition. « C’est tellement ouvert comme milieu. On est inclusif, on est en capacité d’accueillir les personnes en situation de handicap. C’est un sport ludique et accessible, quels que soient l’âge et le niveau », affirme Sébastien Malet.